vendredi 3 juillet 2009

Lexique 19 : ce que l'on ne peut pas changer




"Tu peux changer de femme, tu peux changer de religion, mais tu ne peux pas changer d'équipe de foot »
Looking for Eric.Ken Loach.

samedi 27 juin 2009

Astuces et stratagèmes (4) : Mentir en disant la vérité


Au début de la seconde guerre mondiale, l'armée allemande annonça plusieurs fois l'attaque de la France sans passer à l'action. Puis quand les français commencèrent à prendre cette déclaration pour une fausse menace,ils attaquèrent par surprise et trouvèrent les troupes adverses totalement désorientées.
(d'après Chevaucher son Tigre -Giorgio Nardone-Le Seuil 2008)

vendredi 26 juin 2009

Lexique 18 : Le non changement moteur du changement



Il y a un progrès !!! Mais il y a une crise de l'idéologie progressiste. [...] Il y a un progrès, il y a une évolution et un sens qui n'intègrent pas de rupture [...] La rupture est impossible. C'est vraiment une évolution continuelle par recomposition d'invariants [...] On part toujours du point de vue que ce qui est important, c'est ce qui change [...] Mais ce qui est important, c'est au fond ce qui ne change pas. C'est grâce à l'invariance d'un certains nombres de structures, c.a.d à ce qui ne change pas structurellement, que ce qui change peut changer. C'est la recomposition de ce qui ne change pas qui doit se recomposer justement pour ne pas changer qui en vérité est le moteur du changement."
Jean-François Kahn, interview, France Inter le 26/08/08

mercredi 17 juin 2009

lexique 17 : L'idéologie managériale




"L’idéologie managériale et sa déclinaison pratique en discours s’incarnent exemplairement dans un signifiant : le changement. Erigé en vertu cardinale par certains sociologues, décliné par tous les consultants en méthodes diverses d’accompagnement des transformations de l’organisation, placé au cœur des préoccupations des directions et, par contrecoup, des salariés, le changement fait en conséquence figure de problème central pour toute entreprise qui se respecte. A la vérité, une prudence méthodologique bien inspirée conduirait à interroger la réalité même de ce que l’on nomme le changement. Au signifiant changement peuvent être en effet accolés des signifiés contradictoires. Ce qu’une direction quelconque entend par changement, n’a que peu de lien avec le sens que les salariés ou les responsables syndicaux assignent à cette notion."

Stéphane Olivesi, La communication au travail, PUG, 2006, p. 116.

vendredi 12 juin 2009

Lexique 16 : Immobilisme.


"En décrétant le changement, l'immobilisme s'est mis en marche, et je ne sais plus comment l'arrêter."
Edgar Faure, Déclaration en tant que Ministre de l'Education, 1968

mardi 9 juin 2009

Le silence assourdissant des open space


Quelle signification donner au silence assourdissant des open spaces?
C'est la question que je me pose quand je traverse un plateau pour me rendre dans une salle de réunion, rejoindre le bureau fermé et à l'écart d'un manager ou rejoindre la machine à café posée sur un pallier.
Qu'ils soient 10, 20 ou 100 (si, si j'en connais) à travailler au même endroit, quel que soit le métier exercé, le soin apporté à l'environnement le silence de ces espaces est le même.
Il s'est d'ailleurs renforcé depuis quelques temps avec l'apparition des casques sur les plateaux.
S'ils servent à un meilleur confort pour téléphoner ce n'est pas leur usage premier : ils servent surtout à créer un effet de bulle, à s'extraire de l'environnement pour se concentrer sur la tâche à accomplir et qui sait peut être même s'évader un peu.
Remède à la trop grande promiscuité? Volonté de solitude ?A sociabilité ?
Le silence se rompt parfois en milieu d'après midi ou fin de journée quand les esprits saturent et se lachent en coup de gueule, éclats de rire, apéros festifs ou autes récrés improvisées.
Durant quelques minutes de multiples voix remplissent le silence assourdissant de l'open space.

samedi 6 juin 2009

Lexique 15 : Remplacer l'homme.


" Il viendra un jour ou les images remplaceront l'homme et celui-ci n'aura  plus besoin d'être mais de regarder. Nous ne serons plus des vivants mais des voyants."
André Breton.

mercredi 3 juin 2009

Astuces et stratagèmes (3) : vaincre son ennemi sans s'y opposer

Yu le Grand .
Yu le Grand fut très jeune confronté à un problème jusqu'alors non résolu par ses prédécesseurs et qui menaçait périodiquement son royaume : la crue et les innondations du fleuve jaune.
Contrairement à son père il n'ordonna pas de construire des digues toujours plus imposantes afin de contenir les eaux, dont la furie finissait invariablement par emporter toute construction.
Il leur fit au contraire creuser des tranchées, des fossés, des canaux tout autour de la ville.
Les sujets obéirent et lorsque la crue arriva ,ils virent l'eau entrer dans les trous et les fossés puis s'écouler le long des canaux sans rien détruire.
Mais ils s'étonnèrent encore plus quand il leur demanda de construire "d'étranges mécanismes" avec de grandes pales à l'intérieur d'un cercle que la force de l'eau faisait tourner- des moulins à eau.Grâce à l'énergie ainsi capturée , il fut possible de broyer sans peine le riz et autres matières premières.
(d'après Chevaucher son Tigre -Giorgio Nardone-Le Seuil 2008)

vendredi 29 mai 2009

Temps de crise 15 :Histoires et croyance liées à la crise

Si tel est le cas le diagnostic apporté dans les réunions internationales du type G20 n'est pas le bon ; les remèdes apportés encore moins.En effet tenter de réguler un système en crise ne conduit qu'à le remettre sur ces rails, absolument pas à le "changer".
En quoi donc cette crise serait-elle systémique ? En cela qu'elle serait endémique au système c'est à dire que le système financier ainsi organisé ne pourrait provoquer et se nourrir que de crises. Certains économistes expliquent même que la crise serait la réussite et le prix à payer du système financier , les deux à la fois et pratiquement simultanément: les marchés financiers comme tous les marchés ont tendance à élever les prix des produits qui trouvent preneurs; par contre à la différence des marchés classiques, ils ont tendance à concentrer cette demande sur les quelques produits qui "sur performent "plutôt qu'à la répartir sur un éventail de produits concurrents entraînant par la même une baisse des prix sur les marchés plus classiques.
C'est ce type de concentration de l'épargne sur des produits en général nouveau( les tulipes,La Louisiane, les chemins de fer, 1929, internet) redéfinissant à chaque fois par une nouvelle histoire, la promesse d'un nouvel Eldorado qui serait à l'origine de ces bulles.
Donc la capacité narrative à capter l'investissement est certainement le déclencheur du système.
Quant à la difficulté de le réguler , il serait lié à une croyance aussi forte et aussi ancienne que lé libéralisme, faisant parti de ses fondements : un marché libre ,se régule de lui même il n'est besoin d'intervenir l'offre et la demande finissent par s'équilibrer.
Ce principe au fondement même de notre système d'échanges s'appliquerait mal à la finance : à la hausse nous l'avons vu les marchés ne se stabilisent guère et ont tendance à la surchauffe; à la baisse ils ont tendance à s'écrouler totalement sans plancher de résistance ( cf les investissements massifs des banques centrales de ces derniers mois sans lesquels les marchés ...)
Ce processus semble attester que la crise est bien l'aboutissement et le régulateur des marchés et que si la crise est bien systémique de changement de système il n'y aura pas .
Juste un peu de temps pour organiser les réparations , l'oubli et la prochaine bulle s'organisera.
Toute verte la bulle ?

mardi 26 mai 2009

Astuces et stratagèmes (2) : Vaincre avec un minimum d'efforts.



Le stratège chinois.
Au moyen age, un stratège militaire chinois fut l'hote d'un prince européen. Durant son séjour ,il eut l'occasion de participer à un tournoi de chevaliers en qualité d'invité d'honneur.
Ces disputes n'étaient pas que des simples passe-temps mais donnaient souvent l'occasion d'éviter un conflit, de décider du sort matrimonial d'une jeune princesse... leur importance dépassait la pure expression chevaleresque.
Le stratège chinois demanda à son hôte comment fonctionnait un combat loyal;Celui-ci lui expliqua la règle:chacun des princes présentait ses 3 meilleurs champions, qui s'affrontaient en combat singulier: la victoire revenait à celui qui remportait le plus grands nombre de rencontres.
Le maître réfléchit et dit :"cher ami permets-moi de te donner un conseil: fais combattre ton 3ième champion avec leur 1ier champion, ton premier avec leur deuxième, et ton deuxième avec leur troisième.Tu perdras la 1ière rencontre mais tu gagneras les deux autres.
(d'après Chevaucher son Tigre -Giorgio Nardone-Le Seuil 2008)