Accélération : ou comment définir notre monde post moderne par une transformation du temps
Commentaires sur le livre de Hartmut Rosa, sociologue et philosophe allemand, auteur de Accélération La Découverte 2011.
#Une nouvelle conception du temps apparaît avec la modernité tardive , que l'on appelle temporalisation du temps ,qui signifie qu'il n'est pas possible de se prononcer sur la durée, la séquence, le rythme des événements,et enchaînements des actions qu'au cours de leur accomplissement, dans le temps lui même et qu'ils ne suivent pas un plan temporel prédéfini.
Deux faits sont décisifs dans la transformation des modèles d'identité :
1/ cette temporalisation du temps est opposée à la temporalisation de la vie, au sens du parcours de vie de la modernité classique; elle parvient même à l'abolir comme un projet de l'individu étendu dans le temps
2/ cette représentation d'une temporalisation du temps , est une tendance marquante de l'évolution des sociétés occidentales;
Il y aurait une tendance évidente à la destinstitutionnalisation du cours de la vie et et à la perte croissante de capacité d'orienter la biographie normale
#on constate un changement de paradigme dans le champ des stratégies et des pratiques temporelles de la vie quotidienne: quand il ne reste plus de fenêtre temporelle prédéfinie disponible pour des activités telles que : travailler, faire les courses, rencontrer des amis, rédiger son courrier, s'occupais de sa famille...d'une part pcqu'il est possible de se livrer à n'importe quel moment et d'autre part pcq des événements imprévus peuvent toujours exiger un engagement plus intense ou non programmé, la raison impose de façonner son quotidien de manière flexible, ce qui permet en particulier le recours aux technologies mobiles et leurs possibilités de coordination et synchronisation des actions.
#lorsque le temps de travail devient flexible et n'est coordonné qu'en fonction de deadlines, et qu'en m^me temps de très nombreuses activités sont possibles , la décision dans chaque cas exige un motif propre.
Une conséquence inévitable de cette forme de temporalisation de la complexité est une nouvelle et rapide augmentation des options et des contingences.
#la planification séquencée étant devenue aujourd'hui intenable, le spécialiste du management du temps se voit supplanté par une nouvelle figure,celle du joueur qui jongle avec le temps il ne décide pas du rythme et la durée des événements et des actions dans le cadre d'un plan d'ensemble mais de manière flexible à partir du temps propre et de l'horizon temporel de l'événement en cours.
il déploie une pratique temporelle orientée vers l'événement.
#L'hyper accélération de la modernité avancée , impossible à maîtriser, ne lui apparait pas comme une menace; il l'affirme au contraire joyeusement comme porteuse de possibilités
Passage d'un mode J dominant à un mode P
La conduite de vie situative de modèles , c'est d'une part la conduite de vie traditionnelle et de l'autre la conduite de vie stratégique.
Expressions - Impressions - Nouveaux concepts - Croyances et Incertitudes d'un Monde qui change
jeudi 6 novembre 2014
Accélération 9 : temporisation du temps contre temporisation de la vie
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mercredi 5 novembre 2014
Trouver les mots pertinents pour apprivoiser le monde qui vient
« Il faut trouver les mots pertinents pour
apprivoiser le monde qui vient.
Et donc, il faut arrêter les incantations rassurantes
(l'individualisme, la démocratie, l'égalité…) pour décrire plus précisément ce
monde qui se construit sous nos yeux.
Oui, au tryptique de la modernité, individualisme,
rationalisme, progressisme, je pense qu'on peut opposer ce que j'ai appelé le
“néotribalisme”, la raison sensible et la progressivité.
Le néotribalisme, c'est-à- dire les identifications
multiples d'une personne à différentes communautés, de loisirs partagés, de
passions communes, de rencontres éphémères ou de solidarités territoriales.
La raison sensible, c'est cette forme de compréhension du
monde, attentive non pas à faire rendre raison aux phénomènes, mais à les
comprendre (les appréhender ensemble) dans l'entièreté de leur être et de leur
environnement.
Quant à la progressivité, elle se distingue du
progressisme, en ce qu'elle avance en intégrant le passé, (la tradition) et en
offrant un présent, ici et maintenant, gros du futur ».
Extraits d'un entretien avec Alexandre Devecchio dans le Figaro du
021114
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 4 novembre 2014
Lexique 138: le secret du changement
"Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau , et non pas se battre contre l'ancien."
Dan Millman
Dan Millman
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
vendredi 31 octobre 2014
Lexique 137 : le temps et l'action
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 28 octobre 2014
Expressions 26 : "y a pas de soucis"
Cette phrase est devenue un véritable hymne à notre époque, une ponctuation de toutes nos conversations : "y a pas de soucis".
Pourquoi entend-on autant ,aujourd'hui, de "y a pas de soucis" dans les discussions ?
Telle est la question.
1ière piste dans un monde remplis de soucis, ou chaque action ou prise de parole du quotidien nous expose à nous heurter à des problèmes possibles,une situation sans soucis notable est suffisamment pour être relevée et exprimée dans notre conversation.
Autrement dit , dans un monde remplit de contraintes, dangers et autant de problèmes potentiels, Le "y a pas de soucis" collationnerait ici les situations sans stress.
2ième piste plutôt orientée sur l'interaction avec les autres. "y a pas de soucis" s'adresse à son interlocuteur comme une forme de réassurance .. de la situation mais aussi de la relation à l'autre . Comme une sorte de poignée de main (qui depuis la nuit des temps sert aux hommes à montrer à la fois qu'ils n'ont pas d'arme et donc des intentions pacifiques ) verbale qui servirait de gage de non agression entre les individus.
Car nous y voilà le quotidien s'est peu à peu électrisé de nombreuses tensions entre les individus , métro, guichets de commerce, phoning d'assistance, école autant de lieux de micro frictions (ou plus importantes parfois) qui finissent en s'accumulant par nous peser au quotidien.
"y a pas de soucis" serait devenue ainsi cette phrase incantatoire nous préservant d'un risque de tension voire de dérapage de toute interaction avec nos contemporains.
Pourquoi entend-on autant ,aujourd'hui, de "y a pas de soucis" dans les discussions ?
Telle est la question.
1ière piste dans un monde remplis de soucis, ou chaque action ou prise de parole du quotidien nous expose à nous heurter à des problèmes possibles,une situation sans soucis notable est suffisamment pour être relevée et exprimée dans notre conversation.
Autrement dit , dans un monde remplit de contraintes, dangers et autant de problèmes potentiels, Le "y a pas de soucis" collationnerait ici les situations sans stress.
2ième piste plutôt orientée sur l'interaction avec les autres. "y a pas de soucis" s'adresse à son interlocuteur comme une forme de réassurance .. de la situation mais aussi de la relation à l'autre . Comme une sorte de poignée de main (qui depuis la nuit des temps sert aux hommes à montrer à la fois qu'ils n'ont pas d'arme et donc des intentions pacifiques ) verbale qui servirait de gage de non agression entre les individus.
Car nous y voilà le quotidien s'est peu à peu électrisé de nombreuses tensions entre les individus , métro, guichets de commerce, phoning d'assistance, école autant de lieux de micro frictions (ou plus importantes parfois) qui finissent en s'accumulant par nous peser au quotidien.
"y a pas de soucis" serait devenue ainsi cette phrase incantatoire nous préservant d'un risque de tension voire de dérapage de toute interaction avec nos contemporains.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
lundi 27 octobre 2014
Images de (post) modernité
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
vendredi 24 octobre 2014
Isaac Asimov inventeur du brain storming
C’est mon ami Bébert qui m’a averti de ce texte d’Asimov publié par Robin
Prudent pour rue 89. Evidemment un
article sur la créativité d’Asimov, un de nos auteurs fétiches de nos jeunes
années, on était obligé de regarder de plus près. A quand celui de P .K Dick sur le même sujet.
« En 1959, l’écrivain de science-fiction Isaac
Asimov avait participé à des recherches collectives à propos d’un
bouclier antimissile pour l’armée américaine. C’est son ami, le scientifique
Arthur Obermayer, qui l’avait invité à se joindre à des sessions de réflexions
autour du projet militaire de l’Agence pour les projets de recherche avancée de
défense (Darpa).Asimov ne participa qu’à quelques
réunions, de peur que sa liberté d’expression ne soit limitée par les
informations confidentielles qu’il allait devoir traiter. Mais ce passage ne
fut pas anodin, puisqu’il laissa derrière lui un texte (en anglais) sur la créativité.Plus d’un
demi-siècle plus tard, son ami scientifique est retombé dessus et a décidé de
le publier. Voici ses principaux conseils qu’il donne pour faire émerger une
idée géniale.
1 Rassembler des connaisseurs et des excentriques
Pour Isaac Asimov, le processus de créativité est similaire dans tous
les domaines de recherche. La grande idée ne sort pas de nulle part, mais d’une
connexion inattendue de plusieurs faits ou idées déjà étudiés. Pour faire
émerger un concept inédit, il faut donc rassembler des personnes ayant des
connaissances fines du sujet en question et d’autres qui n’ont pas peur de
proposer des rapprochements un peu fous.
Si cette connexion n’a pas nécessité d’audace, c’est qu’elle n’est
qu’une idée corollaire à une idée plus ancienne. Une grande innovation ne
devient raisonnable qu’après avoir émergé.
2 Créer une ambiance de travail ouverte aux réflexions stupides
Une fois les bonnes personnes rassemblées autour d’une même table, rien
n’est encore gagné. Isaac Asimov cherche alors le moyen de les persuader de
laisser libre cours à leur imagination. Pour cela, il faut une grande liberté
de ton et de propos.
« Le plus important est de laisser une certaine quiétude et
permissivité. Le monde, en général, désapprouve la créativité, et être créatif
en public est particulièrement mal vu. Même émettre une supposition en public
semble inquiétant. [En session de réflexion] les personnes doivent avoir le
sentiment qu’on ne les désapprouvera pas. »
Ainsi, deux types de personnes doivent être écartés de ces
sessions :
ceux qui ne seraient
pas prêts à entendre des idées stupides et déstabiliseraient ainsi les
autres ;
et ceux qui auraient
une réputation à ne pas perdre ou une autorité trop forte et réduiraient
l’assemblée à une obéissance passive.
L’écrivain insiste :
« Même si ces personnes sont individuellement très intéressantes,
elles risquent de neutraliser les autres. »
3 Pas plus de cinq participants en même temps
Isaac Assimov met aussi en garde contre la volonté de multiplier les
membres de ces sessions de réflexions.
« Le nombre optimal de personne dans chaque groupe ne doit pas être
très élevé. Pas plus de cinq personnes ne sont nécessaires. Un nombre plus
élevé de personnes permettrait d’apporter davantage d’informations, mais la
tension créée par l’attente de pouvoir s’exprimer peut devenir très
frustrante. »
L’auteur préconise donc de faire varier les participants plutôt que
d’imposer la venue de tout le monde, en même temps.
4 Cultiver l’informel et éliminer le sentiment de responsabilité
Malgré le caractère très sérieux des recherches militaires auxquels il
participe, Isaac Asimov préconise de cultiver une certaine légèreté dans ces
sessions de recherche.
« La jovialité, l’usage des prénoms, les blagues, sont – je pense –
à l’origine des idées. Pas en eux-mêmes, mais parce qu’ils participent à
l’enthousiasme qui doit accompagner de la folie créatrice. »
Ainsi, il délaisse volontiers les salles de conférences austères pour
réunir les groupes chez l’un des participants ou autour d’un dîner au
restaurant.
De plus, le fait de se sentir coupable de ne pas avoir eu une de bonne
idée est la manière la plus sûr de ne jamais faire émerger cette bonne idée.
« La chose qui inhibe le plus cette créativité, est sûrement le
sentiment de responsabilité. Les plus grandes idées des derniers siècles sont
venues de personnes qui n’étaient pas payées pour avoir cette idée. [...] Les
idées sortent des portes secondaires. »
5 Trouver un psychanalyste et un arbitre
Pour faire émerger des idées enfouies profondément, il faut aider les
participants à stimuler leur créativité.
« Il faut qu’une personne ait un rôle proche de celui du
psychanalyste, c’est-à-dire poser les bonnes questions pour laisser les
personnes parler de leur passé afin d’obtenir de nouvelles
connaissances. »
Les sessions de réflexions collectives ne doivent pas non plus être en
dehors de toutes règles. Pour cela, un autre personnage clé doit être
présent : l’arbitre. Selon Isaac Asimov, celui-ci doit poser des repères
dans le débat et guider les réflexions vers le sujet central.
Si vous respectez ces règles, les dispositifs artificiels pour stimuler
la créativité ne vous seront plus être nécessaires selon l’auteur. Les idées ne
devraient pas tarder à arriver. »
Ce que je trouve formidable c’est que 60 ans après cette technique s’est
tellement développée qu’elle est aujourd’hui au cœur de la plupart des
processus d’innovation ,au point d’être devenue un outil de base de certaines disciplines comme le marketing ou la communication. (même si les techniques d’animation
varient considérablement selon les sujets)
Mieux je pense qu’elle a
fortement contribué à la revalorisation des processus de créativité dans l’entreprise
en générale et dans les pratiques innovantes en particulier.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 21 octobre 2014
Accélération 8 : la dynamisation de soi dans les temps modernes
Accélération : ou comment définir notre monde post moderne par une transformation du temps
Commentaires sur le livre de Hartmut Rosa, sociologue et philosophe allemand, auteur de Accélération La Découverte 2011.
Parce que la notion de savoir qui l'on est , s'avère inséparable d'une interprétation qui l'on était et de qui l'on sera ou bien de ce que l'on aimerait devenir.
La question est de savoir quelles sont dans la société de modernité avancée, les conséquences du changement social observé par les analyses de la mondialisation ou de la postmodernité sur les formes de subjectivité ?
L'augmentation quantitative d'un principe fondamental constitutif de la modernité peut elle aboutir - et dans quelle mesure - à une transformation qualitative du rapport à soi ?
En quoi la fluidification et la dynamisation de l'identité de la modernité classique se distingue -t-elle de celle de la modernité avancée ?
#La modernité classique apporte une transformation du rapport à soi et du rapport au monde sous la forme d'une individualisation qui entraine une temporisation de la vie : le sujet voit sa vie comme un projet à organiser.
Le même processus de dynamisation dans la modernité avancée engendre une définition situative de l'identité à partir d'une perspective de vie détemporalisée.
#Dans les sociétés traditionnelles , l'identité sociale des sujets était établie et prédéfinie de l'extérieur; la tradition et la Religion assignaient sa place à l'individu prémoderne; religion, orientation politique, lieu d'habitation, métier lui sont donnés, il ne les choisit pas.
Les rapports à soi ou à l'identité ne font l'objet d'examens introspectifs qu'à la suite du tournant réflexif, en particulier de la Réforme.
- Par la suite l'individualisation désigne le processus moderne d'apparition d'alternatives effectives par rapport à l'action et à la vie : le définition de qui l'on est n'est plus donnée de l'extérieur,mais dépend de plus en plu de la façon dont on organise sa propre existence; l'individualisation signifie avant out la possibilité de choisir soi même les rôles et partenaires fondamentaux de l'identité (métier, conjoint, communauté religieuse);
Une conception standard de la biographie s'installe petit à petit et prévoit un programme en trois parties pour les domaines de la vie professionnelle (formation, activité, retraite) et de la vie familiale (enfance au foyer, nouveau foyer avec les enfants, 3ième âge après départ des enfants).
A la fiabilité des institutions sociales correspond la stabilité de l'identité individuelle qui se déploie tout au long de la vie.
La maxime de l'homme moderne est : trouve ta propre place dans le monde.
Mais ce processus de définition de l'identité n'a lieu qu'une fois : changement de métier, divorce ou conversion religieuse sont possibles mais sont des exceptions.
La révision ou la conversion de l'identité restent des possibilités mis plutôt explorées en cas de crise.
- Dans la modernité tardive il s'agit constamment de trouver un équilibre entre continuité et cohérence.On voit s'opérer une fluidification de l'identité personnelle stable au profit de projets personnels ouverts, souvent fragmentaires et fondés sur l'expérimentation.
L'individualisation signifie alors l'augmentation des possibilités de choix et du degré de contingence dans l'organisation de sa propre biographie. Augmentation qui prend la forme d'une combinatoire plus libre et de possibilités de révision plus aisées des composantes de l'identité.
Les composantes de l'identité peuvent à tout instant être révisés du fait du propre choix du sujet ou d'une décision prise par d'autres.
Les âges de la vie cessent d'être étroitement liés à des activités spécifiques : formations, mariages, changements de métier se font à tout âge , ou presque.
Cela entraîne une perte de prédicitbilité : il n'est plus possible de définir qui est une personne à partir d'un modèle d'ordre social et culturel déterminé
L'identité devient ainsi transitoire et elle se transforme selon un rythme intragénérationnel.
Commentaires sur le livre de Hartmut Rosa, sociologue et philosophe allemand, auteur de Accélération La Découverte 2011.
Parce que la notion de savoir qui l'on est , s'avère inséparable d'une interprétation qui l'on était et de qui l'on sera ou bien de ce que l'on aimerait devenir.
La question est de savoir quelles sont dans la société de modernité avancée, les conséquences du changement social observé par les analyses de la mondialisation ou de la postmodernité sur les formes de subjectivité ?
L'augmentation quantitative d'un principe fondamental constitutif de la modernité peut elle aboutir - et dans quelle mesure - à une transformation qualitative du rapport à soi ?
En quoi la fluidification et la dynamisation de l'identité de la modernité classique se distingue -t-elle de celle de la modernité avancée ?
#La modernité classique apporte une transformation du rapport à soi et du rapport au monde sous la forme d'une individualisation qui entraine une temporisation de la vie : le sujet voit sa vie comme un projet à organiser.
Le même processus de dynamisation dans la modernité avancée engendre une définition situative de l'identité à partir d'une perspective de vie détemporalisée.
#Dans les sociétés traditionnelles , l'identité sociale des sujets était établie et prédéfinie de l'extérieur; la tradition et la Religion assignaient sa place à l'individu prémoderne; religion, orientation politique, lieu d'habitation, métier lui sont donnés, il ne les choisit pas.
Les rapports à soi ou à l'identité ne font l'objet d'examens introspectifs qu'à la suite du tournant réflexif, en particulier de la Réforme.
- Par la suite l'individualisation désigne le processus moderne d'apparition d'alternatives effectives par rapport à l'action et à la vie : le définition de qui l'on est n'est plus donnée de l'extérieur,mais dépend de plus en plu de la façon dont on organise sa propre existence; l'individualisation signifie avant out la possibilité de choisir soi même les rôles et partenaires fondamentaux de l'identité (métier, conjoint, communauté religieuse);
Une conception standard de la biographie s'installe petit à petit et prévoit un programme en trois parties pour les domaines de la vie professionnelle (formation, activité, retraite) et de la vie familiale (enfance au foyer, nouveau foyer avec les enfants, 3ième âge après départ des enfants).
A la fiabilité des institutions sociales correspond la stabilité de l'identité individuelle qui se déploie tout au long de la vie.
La maxime de l'homme moderne est : trouve ta propre place dans le monde.
Mais ce processus de définition de l'identité n'a lieu qu'une fois : changement de métier, divorce ou conversion religieuse sont possibles mais sont des exceptions.
La révision ou la conversion de l'identité restent des possibilités mis plutôt explorées en cas de crise.
- Dans la modernité tardive il s'agit constamment de trouver un équilibre entre continuité et cohérence.On voit s'opérer une fluidification de l'identité personnelle stable au profit de projets personnels ouverts, souvent fragmentaires et fondés sur l'expérimentation.
L'individualisation signifie alors l'augmentation des possibilités de choix et du degré de contingence dans l'organisation de sa propre biographie. Augmentation qui prend la forme d'une combinatoire plus libre et de possibilités de révision plus aisées des composantes de l'identité.
Les composantes de l'identité peuvent à tout instant être révisés du fait du propre choix du sujet ou d'une décision prise par d'autres.
Les âges de la vie cessent d'être étroitement liés à des activités spécifiques : formations, mariages, changements de métier se font à tout âge , ou presque.
Cela entraîne une perte de prédicitbilité : il n'est plus possible de définir qui est une personne à partir d'un modèle d'ordre social et culturel déterminé
L'identité devient ainsi transitoire et elle se transforme selon un rythme intragénérationnel.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 14 octobre 2014
Lexique 136 : Les allumettes
"Tout va trop vite et change sans nous attendre
Toi tu changes pas, tu es comme le prix des allumettes "
Le prix des allumettes 1972
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 7 octobre 2014
Lexique 135 théâtre
"Le monde est le théâtre de changements, et , être constant dans la nature serait une inconstance."
Abraham Cowley
Abraham Cowley
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
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