Expressions - Impressions - Nouveaux concepts - Croyances et Incertitudes d'un Monde qui change
jeudi 26 mars 2015
Lexique 150 : Education
" Nous connaissons un changement similaire à celui de la seconde moitié du XIX sème siècle , lorsque nous sommes passés de l'ère paysanne à l'ère industrielle et marchande. L'école a fourni un référentiel de compétences pour placer des personnes sur une chaîne de production constituée d'éléments remplaçables. Nous n'avons plus besoin de cela. A l'ère numérique, il faut apprendre à travailler en équipe, ce qui est actuellement encore considéré comme copier sur son voisin.C'est pourtant comme cela ensemble, que l'on trouvera des solutions qui surprennent." Kwame Yamgnane.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
vendredi 20 mars 2015
APM 10 L'illusionnisme comme origine de la négociation 2/2
Rencontre avec Jacques Paget, avocat -illusionniste dit "le magicien du cac 40, à l'APM le 1103 2015.
Donc pour survivre dans leurs métier, les illusionnistes américains ont été amené à inventer des nouvelles techniques, sans aucun trucage.
Pour cela ils vont s'associer à la psychologie avec l'objectif de faire rêver les gens.
Faire admettre l'inadmissible à des gens intelligents qui ont payé pour un spectacle,l'illusionniste est en fragilité , n'a pas de truc, face à une assistance qui s'ennuie vaguement et ne serait pas mécontent de le critiquer : il doit réussir
Comment y parvenir ? par la négociation
C'est pourquoi ces grands magiciens inventèrent l'ensemble de ces techniques.
# Il faut bien comprendre (et ne pas confondre ) les différentes étapes de l'échange commercial :
- La vente : sert à éveiller l'intérêt; le vendeur expose, il ne discute pas ; il peut bluffer, au sens d'exagérer.
- Le commercial : intervient quand le client se dit intéressé ; il commence des pourparlers , des discussions sans durée exacte avec un langage précis. La fin des pourparlers arrive quand chacune des parties pense avoir tout dit.
- La négociation : l'un des deux partis établit une proposition et formalise ce qui s'est dit en des termes techniques et juridiques . Par le passé la proposition servait surtout à s'assurer par écrit que l'on s'était bien compris, aujourd'hui les discussions sont plus tendues.
Si durant la rédaction de la proposition certains paramètres subjectifs évoluent, on va rentrer dans une négociation
# L'objectif de la négociation est d'obtenir ce que l'on est venu chercher : pas de discuter , discuter c'est de l'échange commercial
Cela veut dire qu'il faut entrer dans la salle en ayant tout préparer en amont et en sachant parfaitement ce que l'on veut obtenir.
La technique consiste a protégé ses intérêts en construisant un mur invisible : l'esprit critique de l'adversaire, peut s'exercer de tous les côtés , il ne trouvera pas d'angle.
Acceptation et signature les deux phase importantes de la négociation
# La méthode : 5 grands mécanismes psychologiques font 70 - 95% de l'efficacité , le reste est de la technique
Lorsqu'on les met ensemble en pratique , on détruit la personne en face, son esprit critique
# Le silence : le plus puissant 70 % de l'efficacité .
Négociation vient de non egotium qui signifie qu'il n'y a pas de plaisir , pas d'ego , rien pour soi parce que tout est pour l'autre
Un négociateur se met en retrait ; ce qui est important c'est ce qui est sur le tapis; concrètement on écrit ce que l'on veut sur un papier .
Au centre il y a une proposition avec les enjeux pour chacun
On ne doit pas être dans le problème de l'autre mais dans la validation de ses intérêts
L'esprit critique de l'autre s'exerce pas contre la proposition mais contre nous même, notre attitude, notre comportement.
Le plus simple est donc de se protéger, pas la proposition mais soi même
Trois principes pour que l'ego n'apparaisse jamais :
- ne pas faire plus de bruit que l'autre ; dangereux le bruit , il réveille l'esprit critique ; l'être humain qui fait du bruit a besoin de s'affirmer ; on sent la hiérarchie des forces en présence au bruit effectué .
Le vrai chef prend les décisions, laisse les autres les exprimer et demande à ce qu'elles soient appliquées ; tenue sobre pour le négociateur ; le vendeur lui est voyant
- ne pas livrer aucune info personnelle ; en tant qu'entreprise, dirigeant; on laisse toute la place à l'autre .En particulier on ne commence aucune phrase par je
- ne jamais donner une justification préalable ; on peut en donner en réponse mais pas en 1ier
Il n' y aura jamais de proposition parfaite : il faut arrêter d'y croire et il faut laisser à l'autre la liberté de relever une imperfection
Quand on applique tout ca on créée du vide et l'autre va essayer de le combler
Le secret alors est que la personne va utiliser sa faculté d'extrapolation : l'esprit intelligent va combler les manques qu'il ressent
Cette faculté à été trouvé par Lao tseu : "lorsque le sage montre la lune, le sot voit le doigt"
L'école essaie de développer cette faculté d'extrapolation sur du tangible
- Le 1ier niveau de ce principe est l'illusion
L'erreur d'extrapolation consiste à penser pouvoir tout comprendre
- A partir du 2ieme niveau on rentre dans la folie : la paranoïa
Plus l'enjeu est eleve, plus l'esprit est dérangé : le Trésor de la Sierra Madre (Traven)
Il faut 7 niveaux d'analyse au cerveau humain pour réalisé une extrapolation certaine
Exemple : 7 cartes d'une même couleur font croire que tout le jeu est de cette couleur
La clé c'est parvenir à ne plus extrapoler .
Pour cela on peut s'exercer : on s'installe en face de quelqu'un qui nous regarde fixement méchamment ; au bout de 30" on se met à extrapoler sur ce que pense l'autre; puis chaque semaine on recommence un peu plus longtemps.
Paget dit l'avoir fait 52 fois de suite ; on apprend petit à petit à ne plus extrapoler , a ne plus avoir peur; ensuite on peut rencontrer n'importe qui ; il s'agit de prendre à maîtriser son cerveau .
#Le calme : avec un fort enjeu, on ne peut rester calme mais il s'agit pas pour autant de se montrer nerveux ou angoissé ;par la gestuelle,ses déplacements , la lenteur des mouvements ,le calmes du rythme verbal ( si il s'accélère c'est fini) tout doit indiquer le calme
Le calme dans la voix désarme l'esprit critique; tout doit être parfaitement compréhensible
#Le doute : les deux parties ont des doutes ; celui qui l'emporte est celui qui ne montre pas qu'il doute.
Ne pas montrer que l'on doute c'est de ne pas vouloir ôter le doute de l'autre : il faut le laisser dans son doute ; le doute est un boomerang, celui qui doute finit par signer le contrat pour en sortir; alors qu'à l'inverse à vouloir estomper un doute , on montre le sien et ainsi on le renforce.
#La cohérence : se voit dans la cohérence de la proposition ; d'habitude on écrit A parce que B, C, D et donc E (la formule de rédaction scolaire usuelle)
En fait on construit une proposition avec :
- une seule information essentielle par phrase
- 7 phrases importantes de suite
A la lecture de chacune d'elles on attend l'assentiment du client; puis on passe au point suivant
Cela suppose qu' à l'inverse, quand on est ,soi même, exposé à la même situation, on ne fasse pas de signe d'assentiment , même "à blanc".
#La sympathie : on peut faire descendre son coefficient de sympathie pour gagner en respect de l'autre par des micros mises au point, rectifications, attaques .. ; paraître trop sympathique est suspect pour l'autre
Quand on ne veut pas perdre quelque chose on cherche à se montrer favorable et à faire cela , l'autre n'y croit pas
Si on l'est un peu moins, l'autre va le plus souvent essayer en retour d'être plus sympathique (attention à bien doser et ne pas agresser)
Pour conclure : la différence entre le professionnel et l'amateur ? L'amateur tente le coup et le pro le garantit et se fait payer
Il s'agit là, à mon sens, plus de techniques de persuasion que de négociation, dans le sens ou la question de la recherche d'équilibre des échanges n'est absolument pas abordé.
Quant au respect de l'autre, encore moins, il s'agit de techniques assez manipulatoires au sens où les liens entre objectifs, fond et forme sont absolument dissimulés.
Une manière plus douce que les armes où la violence d'instaurer malgré tout un vrai rapport de force.
Alors finissons par une : les négociations modernes de plus en plus dures nécessitent elles d'employer ces techniques de persuasion ou plus ces techniques se répandent plus les négociations deviennent violentes ?
Je laisse à chacun le soin d'apporter sa réponse.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
vendredi 13 mars 2015
APM 10 L'illusionnisme comme origine de la négociation 1/2
APM 10 Rencontre avec Jacques Paget, avocat -illusionniste dit "le magicien du cac 40, à l'APM le 1103 2015.
L'illusionnisme est une discipline bien française mais non enseignée et c'est dommage car elle est à l'origine des formes modernes de négociation
La négociation, telle que nous l'entendons aujourd'hui est un phénomène très récent : avant on se tirait dessus, on utilisait la menace ou le rapport de force.
Au XIX apparaissent des négociations pour le compte d'un état , comme Talleyrand
Progressivement l'évolution du monde a désarmé les gens et personnalisé les négociations : avant il n'y avait pas les mots, peu de conscience des intérêts de l'individu
#Quelques noms :
-Robert Houdin : le plus grand illusionniste de son temps , scientifique , ami des frères lumière
- Barnum l'inventeur de la publicité et du bluff
- Orson welles forme par Houdini, Marlène dietrich sont illusionnistes,Woody Allen également
- Persi Diaconis, le plus grand illusionniste du monde = celui qui possède les plus grands secrets
il a connu les deux plus grands illusionnistes qui l'ont forme
- D Vernon,celui qui a résolu la problématique de faire de l'illusion quand on ne peut plus en faire :
- Toni Sleidini, ami de Vernon, le seul à l'étonner .
#Petite histoire de l'illusion :
- En 1ier était le principe de décalage : avoir des connaissances de plus que les autres , les protéger pour que les autres ne les acquièrent pas .
On ne peut pas diriger une entreprise en étant un ignorant
C'est à dire que dans des salles de théâtre où les spectateurs étaient face au magicien, on détournait leur attention pour créer l'illusion.
Le principe de détournement d'attention : principe vital dans la nature qui protège l'organisme de ses prédateurs (rayures du zèbre, muleta, encre de seiche..); principe fondamental de L'illusionnisme
- Les années 20-30 vont tout bouleverser: les illusionnistes sont peu à peu virés des grands théâtres, remplacés par des cinémas et se retrouvent dans des petits cabarets, des dancings : les spectateurs ne sont plus façe a L'illusionniste mais tout autour de lui; conséquence l'illusion on ne peut plus fonctionner de face, il faut trouver une autre solution .
-D Vernon a résolu dans les années 40 la problématique, en inventant un nouveau paradigme : comment faire de l'illusion quand on ne peut plus en faire ? "si on n'a plus les conditions pour truquer nos numéros et produire de l'illusion , on va arrêter de truquer.On en aura plus besoin pcq on aura plus besoin de détourner de l'attention ; comme les personnes sont très proches on va s'adresser à leur intelligence; on ne va plus détourner leur attention mais leur raisonnement "
Nouveau postulat très puissant mais difficile à mettre en œuvre.
-Ce postulat on peut le mettre en œuvre car on maintenant les connaissances , grâce à la psychanalyse freudienne. Les illusionnistes américains vont s'associer à la psychologie pour faire rêver les gens , les laissez penser qu'ils sont cinglés
Il s'agit de faire admettre l'inadmissible a des gens intelligents qui n'ont pas envi d'être déçus : comment peut on y arriver ? par la négociation; sans le savoir ils ont ainsi inventé des principes modernes de négociation.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 17 février 2015
APM 9 Vaincre la Résistance au changement
Guy Corneau est un psychologue , psychanalyste, explorateur de la vie canadien, d'obédience jungnienne; aussi quand il s'intéresse au changement,c'est pas le biais de la résistance. Il était de passage à Paris pour une conférence à l'APM le 25 janvier dernier à paris.
#Le plus souvent on consent à des changements parce que l'on est contraint de les faire
Les changements sont constant dans la vie humaine et n'est pas positif ou négatif en soi.
Actuellement Paris est sous le plan vigipirate, c'est un changement que l'on n'a pas voulu,pas positif.
- L'exercice des 3 chaises : demander à une personne emprise à des changements d'installer 3 chaises : sur la 1iere, elle dépose ses peurs, sur la 2ième ces élans, et au milieu ces décisions au regard de ces élans et de ces peurs.
Parfois il est des peurs qu'il est bon d'entendre, des changements qu'il est bon de freiner.
Le changement n'est pas un absolu , ni la peur une envie magique, il s'agit de se penser dans une liberté en ter les deux.
- Exercice d'intériorisation : faire le vide à l'intérieur de soi , chasser les pensées parasites et se retrouver soi même;puis remonter à l'origine de l'entreprise, de sa création, des envies,des rêves que l'on avait alors pour elle, les décrire; évaluer concrètement où elle en est aujourd'hui, comment elle se situe; est elle en accord ou non; puis faire émerger une image de cet idéal de l'entreprise.
L'image constitue une sorte d'externalisation du pb qui permettra ensuite de travailler dessus.
#Comparaison d'une entreprise avec un personnes, son évolution.
- les personnes nourrissent des angoisses importantes: peur du néant, de ne pas exister, du vide (peur dès la naissance) : les entreprises ont les mêmes
- le besoin de reconnaissance va permettre de faire taire ses angoisses; l'enfant en regardant ses parents, par leur regard bienveillant se construit un sentiment d'estime de soi
- dans ce parcours, il existe des accidents (négligé, abusé, incompris, manipulé) qui génèrent des blessures.Chaque individu a une blessure et la peur qu'elle se répète.
- chacun met en place des mécanismes pour obtenir de la reconnaissance
exemple : celui qui a besoin d'être entendu dans une famille qui le néglige ->devient celui qui fait tout pour se faire entendre (son mécanisme de reconnaissance) -> va ainsi développer sa personnalité -> et en même temps s'y enfermer -> son attente inconsciente est que quelqu'un l'écoute -> par définition elle ne peut pas le raconter -> un conflit et un malaise avec soi -> je dois changer quelque chose , le pire est que l'on s'habitue au milieu toxique, maltraitant.
Pareil pour l'entreprise : elle créée une image (qui engendre de la reconnaissance ) et en même temps s'y enferme par peur de l'inconnu
L'inconnu,l'inconfort permet une prise de conscience de soi
-Exercice : quels sont les changements que vous souhaitez dans l'entreprise?pourquoi les voulez vous? quel est le plus grand obstacle que vous rencontrez à leur mise en oeuvre ?
#Le défi des entreprises d'aujourd'hui est d'à la fois donner un cap tout en faisant du participatif.
Il y a véritablement un changement de processus dans la gestion du changement
On peut le voir aussi comme un processus d'apprentissage,du type management situationnel :
- Au départ : inconsciemment incompétent , dans son élan de leader enthousiaste pas conscient des peurs
- Ensuite : inconsciemment incompétent toujours de l'élan mais des prises de conscience importantes qui génèrent du malaise
Le malaise est un conflit inconscient entre les valeurs positives d'élan ou forces d'innovation pour avancer et les peurs générées ,les forces de survie pour assurer la vie.
-Souvent les forces de résistance l'emportent dans un 1ier temps; puis soit sont refoulées et on va vers un conflit inconscient; soit ses forces l'emportent, le malaise s'affirme et le conflit est conscient.
#Le malaise est un outil du changement , ce qui fait reculer c'est l'incertitude du résultat
- On met en place des stratégies pour se calmer face au malaise : quel est la bière étape, le 1ier petit pas est le bon moyen d'avancer; la bonne question : quel est le lier petit pas acceptable
Autre moyen : faire la liste de ses peurs ( perdre, ne pas savoir faire, déplaire..)
Ressentir le malaise est une étape indispensable pour trouver les bons outils de changement
# Le chef d'entreprise qui se met lui même en transformation peut très bien impulser des changements dans l'entreprise.
-exercice : dans 10 ans , si vous allez vers un développement qui convient à vos valeurs, à votre environnement, à quoi cela ressemble? Par rapport à ce changement quel est le plus petit pas possible?
#Le plus souvent on consent à des changements parce que l'on est contraint de les faire
Les changements sont constant dans la vie humaine et n'est pas positif ou négatif en soi.
Actuellement Paris est sous le plan vigipirate, c'est un changement que l'on n'a pas voulu,pas positif.
- L'exercice des 3 chaises : demander à une personne emprise à des changements d'installer 3 chaises : sur la 1iere, elle dépose ses peurs, sur la 2ième ces élans, et au milieu ces décisions au regard de ces élans et de ces peurs.
Parfois il est des peurs qu'il est bon d'entendre, des changements qu'il est bon de freiner.
Le changement n'est pas un absolu , ni la peur une envie magique, il s'agit de se penser dans une liberté en ter les deux.
- Exercice d'intériorisation : faire le vide à l'intérieur de soi , chasser les pensées parasites et se retrouver soi même;puis remonter à l'origine de l'entreprise, de sa création, des envies,des rêves que l'on avait alors pour elle, les décrire; évaluer concrètement où elle en est aujourd'hui, comment elle se situe; est elle en accord ou non; puis faire émerger une image de cet idéal de l'entreprise.
L'image constitue une sorte d'externalisation du pb qui permettra ensuite de travailler dessus.
#Comparaison d'une entreprise avec un personnes, son évolution.
- les personnes nourrissent des angoisses importantes: peur du néant, de ne pas exister, du vide (peur dès la naissance) : les entreprises ont les mêmes
- le besoin de reconnaissance va permettre de faire taire ses angoisses; l'enfant en regardant ses parents, par leur regard bienveillant se construit un sentiment d'estime de soi
- dans ce parcours, il existe des accidents (négligé, abusé, incompris, manipulé) qui génèrent des blessures.Chaque individu a une blessure et la peur qu'elle se répète.
- chacun met en place des mécanismes pour obtenir de la reconnaissance
exemple : celui qui a besoin d'être entendu dans une famille qui le néglige ->devient celui qui fait tout pour se faire entendre (son mécanisme de reconnaissance) -> va ainsi développer sa personnalité -> et en même temps s'y enfermer -> son attente inconsciente est que quelqu'un l'écoute -> par définition elle ne peut pas le raconter -> un conflit et un malaise avec soi -> je dois changer quelque chose , le pire est que l'on s'habitue au milieu toxique, maltraitant.
Pareil pour l'entreprise : elle créée une image (qui engendre de la reconnaissance ) et en même temps s'y enferme par peur de l'inconnu
L'inconnu,l'inconfort permet une prise de conscience de soi
-Exercice : quels sont les changements que vous souhaitez dans l'entreprise?pourquoi les voulez vous? quel est le plus grand obstacle que vous rencontrez à leur mise en oeuvre ?
#Le défi des entreprises d'aujourd'hui est d'à la fois donner un cap tout en faisant du participatif.
Il y a véritablement un changement de processus dans la gestion du changement
On peut le voir aussi comme un processus d'apprentissage,du type management situationnel :
- Au départ : inconsciemment incompétent , dans son élan de leader enthousiaste pas conscient des peurs
- Ensuite : inconsciemment incompétent toujours de l'élan mais des prises de conscience importantes qui génèrent du malaise
Le malaise est un conflit inconscient entre les valeurs positives d'élan ou forces d'innovation pour avancer et les peurs générées ,les forces de survie pour assurer la vie.
-Souvent les forces de résistance l'emportent dans un 1ier temps; puis soit sont refoulées et on va vers un conflit inconscient; soit ses forces l'emportent, le malaise s'affirme et le conflit est conscient.
#Le malaise est un outil du changement , ce qui fait reculer c'est l'incertitude du résultat
- On met en place des stratégies pour se calmer face au malaise : quel est la bière étape, le 1ier petit pas est le bon moyen d'avancer; la bonne question : quel est le lier petit pas acceptable
Autre moyen : faire la liste de ses peurs ( perdre, ne pas savoir faire, déplaire..)
Ressentir le malaise est une étape indispensable pour trouver les bons outils de changement
# Le chef d'entreprise qui se met lui même en transformation peut très bien impulser des changements dans l'entreprise.
-exercice : dans 10 ans , si vous allez vers un développement qui convient à vos valeurs, à votre environnement, à quoi cela ressemble? Par rapport à ce changement quel est le plus petit pas possible?
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 10 février 2015
L'ordre des choses (4)
"Contre le rationalisme désuet, l'économisme triomphant, le progressisme incantatoire et l'inauthenticité de ses formules creuses..."c'est entendu, l'approche maffésolienne de la post modernité est contre la plupart des commentaires et débats de notre époque moderne et se positionne comme antidote au pessimisme ambiant."
Réalité - Réel
# Le pandémonium du réel :
- Pas simple de bien distinguer réalité et Réel : la réalité est un social à dominante rationnel; le Réel un sociétal où l'émotionnel partagé joue un rôle primordial; le réel est gros des possibles, cristallisation des rêves , fantasmes, fantaisies par lesquels nous exprimons les espoirs , peurs et diverse illusions constituant la culture.
- le Réel est complexe , complet et plus qu'un concept ayant pour ambition de l'expliquer entièrement, l'image, la figure, la métaphore se contentent d'aborder un aspect de l'énigme.
- C'est cela la vérité comme dévoilement laissant le mystère humain en son entièreté.
- Obnubilée par une histoire linéaire , héritière de l'Histoire du Salut, Histoire ayant une finalité et un but à atteindre, la Modernité a toujours recherché des causes efficientes; ce causalisme reste à l'oeuvre dans l'explication du monde propre à la logique moderne.
- Tout autre est l'approche païenne : non finalisée du Destin; s'accordant à un ordre de successions morphologiques : la compréhension des formes permettant de reconnaitre que deux faits historiques distants dans le temps peuvent être contemporains.
- Oswald Spengler souligne des similitudes entre le Christ et Bouddha, Archimède et Gallilée..
- Ce Réel transcende le temps , il est pluriel et dans un éternel retour, permet d'actualiser, de rendre présent, telle ou telle structure anthropologique qui elle est archétypale : rien n'est dépassé , mais peut renaitre sous une forme similaire toujours à nouveau.
- Développement technologique aidant, le virtuel est d'une rare richesse.
-La figure emblématique qui domine à l'apogée de la modernité est la figure de l'adulte sérieux, rationnel, producteur et reproducteur ; a figure emblématique d'aujourd'hui est à l'ombre de Dyonisos, celle de l'enfant éternel.
- Ce qui est en jeu dans la polysémie postmoderne est bien un pluricausalisme : des causalités en réseau, des enchevêtrements de rapports, des croisements..loin de l'homme unidimensionnel qui fut la cause et l'effet de la modernité", émerge bel et bien un homme pluriel aux identifications multiples.
- C'est la corrélation entre l'art, le rêve et développement technologique qui nécessite un nouveau discours de la méthode montrant en quoi les potentialités multiples s'actualisent dans la vie de tous les jours.
- il existe une constante dialogue entre ésotérique et exotérique , l'occupe et l'apparent . Au XIX° siècle par exemple le publiciste n'a de légitimité qu'en référence au savant détenteur du savoir.C'est lorsqu'on oublie cette dialogue que la pensée devient infondée et donc unilatérale et que l'on observe la décadence d'une civilisation.
-C'est bien la force des opposés qui constitue l'énergie d'être ce que l'on est.
#La force du Néant
- A la civilisation abstraite, celle de l'esprit appris, succède la culture enracinée dans l'instinct : Prométhée fasciné par le construit laisse la place à Epiméthée respectueux du donné.
-Ces inversions de polarité : mécanique/organique, société/communauté, civilisation/culture, construit/donné sont une autre manière de parler de l'idéal type.
- l'esprit de calcul, la valeur travail ne font plus l'aloi et la virtu populaire , celle de la faiblesse de base est plus forte que les pouvoirs établis.
- après les Temps modernes, où le seul mythe acceptable fut celui du Progrès, ion voit ressurgir une myriade de mythes rappelant non pas le simple progressisme mais la progressivité des histoires humaines.
-Il ne s'git donc pas d'attendre l'avènement de quelque arrière-monde politique ou religieux que ce soit mais bien de s'accorder à celui -ci; ne pas chercher la perfection , éradiquant le péché, mais vivre au mieux la complétude.
- Dire oui tout de même à une existence précaire et précieuse à la fois
-Si le désenchantement progressif érigea le réalisme en valeur absolue; l'apocalypse en cours est la révélation de ce qui est, le retour du et eu Réel.
-La tradition est une, la formulation des manifestations seules varient.
- Le mystère du vivre ensemble : être avec.Voie qui est étrange : l'autre me nie et en m^me temps me donne à être.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
jeudi 5 février 2015
Lexique 149 : tant de changements plus considérables
"Mais ce changement, dans une vie où nous sommes obligés à tant de changements plus considérables,n'aurait peut être pas valu que je vous inflige une lettre et y prête tant d'attention si je n'avais vu aussitôt dans ce changement l'oeuvre de trois collaborateurs qui sont pour moi dignes du plus haut intérêt , je veux dire votre bonté, votre intelligence,sous les espèces tact , divination, finesse, etc., et votre gentillesse pour moi".
Marcel Proust , lettre à Maria Hahn 1895.
Marcel Proust , lettre à Maria Hahn 1895.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 3 février 2015
L'ordre des chose (3)
"Contre le rationalisme désuet, l'économisme triomphant, le progressisme incantatoire et l'inauthenticité de ses formules creuses..."c'est entendu, l'approche maffésolienne de la post modernité est contre la plupart des commentaires et débats de notre époque moderne et se positionne comme antidote au pessimisme ambiant."
Savoir et ça voir
#Le comment, c'est ainsi
- Pour Georg Simmel,il faut savoir repérer quel est le "roi secret "de l'esprit pour une époque.
- C'est à dire ne pas chercher un pourquoi illusoire mais s'en tenir au comment des choses.
- Comme le dit Michel Foucault, si l'on veut éviter l'affairement désordonné ou le divertissement brouillon , il faut savoir nommer les chose
-Brecht: "là ou il n'y a pas de secret, il n'y a pas de vérité"
- c'est bien également là qu'est le secret de la connaissance authentique : épistémé
Pour Foucault L'épistémè d'une époque renvoie à une façon de penser, de parler, de se représenter le monde, qui s'étendrait très largement à toute la culture. Dans Les mots et les choses (1966) et L'archéologie du savoir (1968) Foucault décrit trois épistémè successives : celle de la renaissance, de l'époque classique, et de l'époque moderne.
#La surface des choses
Savoir et ça voir
#Le comment, c'est ainsi
- Pour Georg Simmel,il faut savoir repérer quel est le "roi secret "de l'esprit pour une époque.
- C'est à dire ne pas chercher un pourquoi illusoire mais s'en tenir au comment des choses.
- Comme le dit Michel Foucault, si l'on veut éviter l'affairement désordonné ou le divertissement brouillon , il faut savoir nommer les chose
-Brecht: "là ou il n'y a pas de secret, il n'y a pas de vérité"
- c'est bien également là qu'est le secret de la connaissance authentique : épistémé
Pour Foucault L'épistémè d'une époque renvoie à une façon de penser, de parler, de se représenter le monde, qui s'étendrait très largement à toute la culture. Dans Les mots et les choses (1966) et L'archéologie du savoir (1968) Foucault décrit trois épistémè successives : celle de la renaissance, de l'époque classique, et de l'époque moderne.
#La surface des choses
- A l'opposé des "visions du monde" d'obédiences idéologiques,l'expérience de la pensée phénoménologique est le fait de ces visionnaires pour lesquels le questionnement authentique prend son assise sur un réalisme on ne peut plus empirique.
- Non plus la déduction à partir d'un "je pense" mais bien le retour à des fondamentaux rappelant tout ce que l'homme doit à son humus de base: tout ce qui est instinctif, inné voire animal.
- Le causalisme reposant toujours sur l'idée d'absolu, tend à valoriser soit le Dieu source de toutes choses, soit, sous forme profane, la Raison souveraine expliquant ces mêmes choses.Au contraire en s'attachant à "l'observation - monstration , l'accent est mis sur la relation existant entre les faits.
- Le mépris du voir et la valorisation de la révélation caractérisant l'occident chrétien,reposent sur l'incurable insouciance vis à vis de la physique, c'est à dire de ce qui est mondain.On peut se demander si ce n'est pas unne telle insouciance qui a conduit à la dévastation du monde dont les saccages écologiques sont les expressions contemporaines.
- Puisque l'important est "méta-physique" , l'on n'a pas à se préoccuper de ce qui est donné par la physique.
La vérité est dnc un don fait par le monde , et non une somme d'acquisitions faites dans le cadre d'une économie du Salut;
- La vérité des choses s'inscrit dans le donné naturel et non pas dans le construit artificiel dont la modernité occidentale s'est faite l'artisan essentiel.
- Penser ce qui est là , le rendre visible en s'attachant à l'essentiel, aux structures anthropologiques; faire voir ce qui est en retrait, ce qui se niche dans la banalité.
-Décrire n'est pas prescrire
- Le bourgeoisisme ambiant considère que ne vaut que ce qui est utile; d'où le refus , la marginalisation de de toute fantaisie créatrice.
- Dans une telle perspective, l'existence est auto suffisante : elle n'a pas besoin d'une cause primordiale (la création) ou d'une cause finale (fin du monde)
#De la Forme à l'Image
-Les images quotidiennes aident empiriquement à se corréler aux autres, à la nature, au divin .
-Plus que le sens assuré de la soi disant finalité de l'Histoire, les apparences, images , icônes et autres simulacres renvoient à ces infimes transitions vécues au jour le jour.
-Comme un ordre symbolique d émise en rapport, de correspondances
- La place occupée par la publicité, les jeux vidéo, les images multiforme montrent que contre les impératifs académiques " en vigueur , il est urgent de mettre en place des méthodes pour repérer ce nouvel imaginaire social.
-Les images ont ainsi une fonction sacramentelle : ils rendent visibles la force invisible qui est à la base de tout vivre ensemble
- C'est ce retour plus ou moins forcené des images , qui doit nous inciter à trouver un langage approprié., un style exprimant bien l'importance accrue des formes sociales.
-En ce sens le savoir n'a rien d'a priori: en tant que modalité de l'être au monde , il n'intervient qu'à posteriori pour signifier dans un processus d'essais erreurs que l'existence personnelle , tout comme la vie collective, n'est qu'un ajustement à une biosphère spécifique
- Le passage de la modernité à la post modernité est le passage d'une conscience du sujet à la conscience éthique (ethos = capacité d'habiter au mieux un lieu donné,; sans l'exploiter , ni le dévaster)
-Le paganisme, càd sensibilité enracinée dans ce monde ci; manger , s'habiller, habiter vont être de plus en plus déterminés par le retour d'un paganisme assumé.
-Le retour de l'humilité , en laissant les chose ses montrer apparaître, loin de la volonté du tout expliquer de la pensée rationaliste moderne, qui met tout à plat enlève les plis.
- C'est bien en fonction du renouveau d'une telle atmosphère mentale qu'une pensée authentique, càd enracinée dans la tradition se doit contre les idées convenues réinventer la technique herméneutique : celui qui signifie les choses , qui peut au mieux ça-voir et ensuite le faire savoir.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
vendredi 30 janvier 2015
Lexique 148 : être parfait
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
Le digital dépasse la presse en investissements publicitaires
10 ans que l'on en parle, que l'on voit les recettes des titres de presse papier fondre comme neige au soleil. Mais ne nous y trompons pas, il s'agit bien d'un effet mécanique : les recettes baissent uniquement parce que leurs parts d'audience s'effondrent. On peut même parler d'effet à retardement puisque cette évolution se fait avec un léger décalage (encore perceptible sur le retard des investissements de publicitaires sur le mobile) avec la réalité du lectorat.Reprise de l'info donnée ce matin par Stratégies :
PUBLICITE. L'événement était attendu: en 2014, le digital a dépassé la presse en termes d'investissements publicitaires selon les chiffres de l'observatoire de l'e-pub mené par le SRI, l'Udecam et PWC. Avec une progression de 4% par rapport à 2013, à 2,896 milliards d'euros, l'investissement digital représente désormais 25% du mix média en France, quand la presse a baissé de 24% à 22% entre 2013 et aujourd'hui, et la télévision s'est stabilisée autour de 28%. La vidéo, en progression de 65% en un an, à 224 millions d'euros, représente aujourd'hui 28% du display, contre 18% en 2013, preuve, pour Jean-Luc Chétrit, président de l'Udecam, qu'il y a une «vraie bascule» du display classique (bannière, encarts), en baisse de 6%, vers les vidéos de plus en plus nombreuses et qualitatives des éditeurs. Ce segment représente en France 28% de la publicité display. Dans le monde, c'est en moyenne 18%. Autre point fort de la France, l'adoption du programmatique. 24% du display a été acheté en programmatique en 2014, soit une hausse de 62% par rapport à 2013. Ce mode d'achat représente désormais 26 millions d'euros.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 27 janvier 2015
L'ordre des choses (2)
"Contre le rationalisme désuet, l'économisme triomphant, le progressisme incantatoire et l'inauthenticité de ses formules creuses..."c'est entendu, l'approche maffésolienne de la post modernité est contre la plupart des commentaires et débats de notre époque moderne et se positionne comme antidote au pessimisme ambiant."
La Pensée traditionnelle :
#La vie effective :
- L'ordre symbolique en cours dans les sociétés postmodernes renoue, technologie aidant , avec la solidarité organique constituant le ciment des sociétés prémodernes. Autre manière de nommer la dimension traditionnelle dans la manière de penser et d'organiser le vivre ensemble.
- Heidegger : "Aucune époque n'a accumulé sur l'homme des connaissances aussi nombreuses et aussi diverses que la notre ..mais aucune époque n'a moins su ce qu'est l'homme."
- Pour la pensée moderne, la maîtrise de l'histoire repose sur la prétention à éradiquer le mal et donc à dépasser la mort. Cela trouve son origine dans le Mythe salvateur de la croix rédemptrice et s'achève au XIX° siècle , dans l'élaboration des théories d'émancipation à consonance socialisante.
-Pour la pensée traditionnelle caractérisé par le sentiment tragique de l'existence propre , il s'agit avec humilité de composer avec la part d'ombre : mal ; péché, dysfonction; tout l'art de vivre consistant à apprivoiser cette part du Diable.D'ù l'importance de la sagesse progressive venant d fond des âges.
- Accepter et donc aimer le destin, prédisposant à aimer c monde, et non le dévaster.
#La Loi de Réversion :
- Prendre acte du point de saturation auquel est arrivé la civilisation moderne
- Le dogme moderne de : le monde se résume en sa matérialité est invalidé
- Les jeunes générations n'entendent plus "perdre leur vie à la gagner"
- Lorsqu'un consensus culturel à dominante rationaliste atteint sa limite , on observe un basculement dans son antithèse et le consensus sera de plus en plus émotionnel.
- C'est cette saturation paroxystique qui produit un renversement axiologique ou basculement de l'axe de la connaissance : loi de réversion
-Le processus d'anamnèse archétypologique est un élément fondamental de l'espèce humaine: c'est la nostalgie de que certaines sociétés dépensée nomment la parole perdu.
- Il n'y a pas de Vérité révélée une bonne fois pour toutes, mais bien des certitudes relatives issues de la vie effective, c'est à dire du bon sens et de la droite raison intimement mêlées.
- La répétition dans le stylisme contemporain, le retour au vinage sous ses diverse modulations, le succès de la généalogie, la lancinante référence au tribalisme en ses diverse manifestations, le gothique musical, la nostalgie du médiéval, l'importance de l'ésotérisme et du syncrétisme religieux, , la merchandisation des produits du terroir et du folklore, tout cela nous rappelle la prégnance de l'anamnèse archétypologique dans la structuration sociale postmoderne.
L'autentique, l'originel, le primitif retrouvent une actualité et soulignent que la vie effective n'existe qu'en fonction de ce qui est substantiel ; de ce qui s'enracine dans la mémoire immémoriale de l'humanité.
- Le propre de l'humaine nature est de savoir s'ajuster aux hasards de la vie, s'en accommoder, les faire siens: les accepter comme tels.
- Le secret bien conn que soulève la pensée traditionnelle : la vie effective est perpétuelle réversion en ce qu'elle réinvestit, régulièrement, les éléments primordiaux que l'on avait cru dépasser, ce qui n'en constituent pas moins les pierres de touche des constructions à venir.
La Pensée traditionnelle :
#La vie effective :
- L'ordre symbolique en cours dans les sociétés postmodernes renoue, technologie aidant , avec la solidarité organique constituant le ciment des sociétés prémodernes. Autre manière de nommer la dimension traditionnelle dans la manière de penser et d'organiser le vivre ensemble.
- Heidegger : "Aucune époque n'a accumulé sur l'homme des connaissances aussi nombreuses et aussi diverses que la notre ..mais aucune époque n'a moins su ce qu'est l'homme."
- Pour la pensée moderne, la maîtrise de l'histoire repose sur la prétention à éradiquer le mal et donc à dépasser la mort. Cela trouve son origine dans le Mythe salvateur de la croix rédemptrice et s'achève au XIX° siècle , dans l'élaboration des théories d'émancipation à consonance socialisante.
-Pour la pensée traditionnelle caractérisé par le sentiment tragique de l'existence propre , il s'agit avec humilité de composer avec la part d'ombre : mal ; péché, dysfonction; tout l'art de vivre consistant à apprivoiser cette part du Diable.D'ù l'importance de la sagesse progressive venant d fond des âges.
- Accepter et donc aimer le destin, prédisposant à aimer c monde, et non le dévaster.
#La Loi de Réversion :
- Prendre acte du point de saturation auquel est arrivé la civilisation moderne
- Le dogme moderne de : le monde se résume en sa matérialité est invalidé
- Les jeunes générations n'entendent plus "perdre leur vie à la gagner"
- Lorsqu'un consensus culturel à dominante rationaliste atteint sa limite , on observe un basculement dans son antithèse et le consensus sera de plus en plus émotionnel.
- C'est cette saturation paroxystique qui produit un renversement axiologique ou basculement de l'axe de la connaissance : loi de réversion
-Le processus d'anamnèse archétypologique est un élément fondamental de l'espèce humaine: c'est la nostalgie de que certaines sociétés dépensée nomment la parole perdu.
- Il n'y a pas de Vérité révélée une bonne fois pour toutes, mais bien des certitudes relatives issues de la vie effective, c'est à dire du bon sens et de la droite raison intimement mêlées.
- La répétition dans le stylisme contemporain, le retour au vinage sous ses diverse modulations, le succès de la généalogie, la lancinante référence au tribalisme en ses diverse manifestations, le gothique musical, la nostalgie du médiéval, l'importance de l'ésotérisme et du syncrétisme religieux, , la merchandisation des produits du terroir et du folklore, tout cela nous rappelle la prégnance de l'anamnèse archétypologique dans la structuration sociale postmoderne.
L'autentique, l'originel, le primitif retrouvent une actualité et soulignent que la vie effective n'existe qu'en fonction de ce qui est substantiel ; de ce qui s'enracine dans la mémoire immémoriale de l'humanité.
- Le propre de l'humaine nature est de savoir s'ajuster aux hasards de la vie, s'en accommoder, les faire siens: les accepter comme tels.
- Le secret bien conn que soulève la pensée traditionnelle : la vie effective est perpétuelle réversion en ce qu'elle réinvestit, régulièrement, les éléments primordiaux que l'on avait cru dépasser, ce qui n'en constituent pas moins les pierres de touche des constructions à venir.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
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