"Si vous ne faites pas attention à la périphérie , celle ci change et devient le centre."
Dean Rusk
Expressions - Impressions - Nouveaux concepts - Croyances et Incertitudes d'un Monde qui change
mardi 30 mai 2017
Lexique 178 : le centre et la périphérie
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 23 mai 2017
APM 20 : Gérer les personnalités ingérables
Gérer les ingérables - APM 17 mai 2017
Jean-Edouard Grésy - Cabinet
Alternego « Comprendre, Développer,
Faciliter »
Introduction :
1er facteur de durabilité du
couple ?
La manière dont on gère les
conflits - Ceux qui gère le mieux les conflits - Gestion productive des
conflits
Et cela marche aussi au sein
des entreprises !
2 grandes cultures :
- Culture du conflit froid
: Tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime…
- Culture du conflit chaud
: On gueule mais les choses sont dites, "Fuck You meeting ».
Boss de L’Oréal : Vous devez commencer par m’apporter la contradiction
La gestion du conflit est le
1er critère de bien être de qualité au travail :
- « Disputation saine »
- « Dispute Wise "
: Se disputer sagement
Clause de fin de contrat pour
définir les conditions de rupture
Considérer que le
mécontentement d’un client est une opportunité de développement
C’est quand cela ne va pas
qu’il faut être bon, c’est du bon sens mais pas très partagé
Développement du sujet :
Face au conflit - Cerveau
reptilien qui agit, or il est improductif par rapport au conflit : Fuir,
riposter, céder
On ne doit jamais laisser se
produire un désordre pour éviter une guerre, car on l'évite jamais, on la
retarde à son désavantage - Machiavel
Triangle dramatique :
"Persecuteur - Sauveur - Victime"
Face à l’évitement, il y a
tout intérêt à échanger son rôle de persécuteur pour celui de persécuté
Pour sortir de ce triangle ?
Fuir vous mets en risque
(économique, juridique), on ne laisse plus une situation pourrir
« Les miroirs feraient
bien de réfléchir un peu avant de renvoyer les images » - Jean Cocteau
Les neurones miroirs - Aucune
créativité voir le film « Les nouveaux barbares » qui illustre
ce comportement
Le schéma de montée extension du conflit :
1 - Problème
2 - Incompréhension
3 - Désaccord
4 - Conflit
5 - Agressivité
6 - Violence
Plus il y a de distance dans
un conflit, plus il y a de possibilités de violence
Donc plus cela va être dur,
plus il faut se rapprocher, car en trouvant l’humanité chez lui, je crée un
lien, et j’évite de tomber dans cette désacralisation de l’homme qui entraîne
la violence sans limite
Le conflit n’est pas un
problème, il fait partie de la vie ! C’est une opportunité.
Mary Parker Follett - Sans
frottements il n’y a pas de déplacements, ni de musique… pour expliquer la
nécessité des conflits
« Vous ne rendrez pas un
lion végétarien en lui donnant des steaks à manger « Proverbe africain
Pas de négociations ou
concessions sans contreparties !!! Car plus vous l’alimentez plus il en demande
jusqu’à ce qu’il atteigne le point dur
Il y a un autre registre : Le
don - qui est un principe d’inconditionnalité
L’amour, la confiance, le
respect sont inconditionnels - On échange des compliments, des
sentiments,
Inconditionnalité
conditionnelle : Endettement mutuel positif
On s’inscrit tous dans une
chaîne de don
Attention au don, le terme
Gift à 2 sens (Cadeau et Poison)
Les bonnes pratiques de gestion de conflit :
La règle c’est "Ne
jamais en faire une affaire personnelle" :
-Se rappeler son objectif
-Se rappeler son plan B
-Expirer
-S’offrir une pause
-Utiliser le pouvoir du
silence
-Prendre des notes
-Relativiser
-Se préparer mentalement
-Dissocier son rôle, son
statut de sa personne
-Nommer la tactique
-Nommer le ressenti qui gagne
Celui qui reste soit au lieu
de s’emporter est toujours le plus fort - Proverbe Samouraï
Les militaires le savent -
« Le feu appelle le feu »
Les niveaux de gestion du conflit :
Pour sortir du conflit, intégrer
la notion de niveau :
Niv 1 - Le
language de la réconciliation
Niv 2 - Je
suis désolé - Compasion (du latin Compare - alléger le fardeau).
Niv 3 -
Excuse (mais c’est déjà admettre une faute)
Niv 4 : Je
fais le job pour 2 - Je pose les questions QQCOQP (Qui, Quoi, Comment, Ou,
Quand Pourquoi ?)
Niv 5 : Le
rapport de force - Plan B - Alternative en cas de blocage - Comment satisfaire
mes intérêts sans l’autre - Il faut augmenter le coût du conflit pour remettre
tout le monde autour de la table
Comment je l’utilise ?
Question vérité ? Quelles sont les conséquences d’un échec ? Coût d’un
conflit par rapport à ce que l’on va gagner ensemble ?
Qu’est ce qui va se passer
alors que vous avez refusé le dialogue alors que tout est encore possible
?
Georges Foehtriesen : Etre
otage est un choix !
Plus j’ai d’alternatives plus
je suis fort en négociation
Mais attention, il y a un
vrai problème d’ordre dans les questions !!
1er - Quoi
?
2eme - Pourquoi ? pour
trouver les besoins, les intérêts - Curiosité
3eme - Comment ? les options
- Créatif
4eme - Qui ? Quand ? Où ? -
C’est la mise en oeuvre - Ténacité
La ténacité c’est le facteur
de réussite le plus important !!!
Tant que cela bloque c’est
qu’il y des intérêts qui ne sont pas satisfaits.
On a toujours le choix entre
:
-Avoir raison, c’est à dire
lui montrer qu’il a tort
ou
-Etre heureux : Atteindre son
objectif - Main de fer dans un gant de velours
Etude de 75 ans sur le
bonheur : Il en ressort que c’est la qualité de la relation avec les autres qui
est l’élément essentiel.
2 Approches d’acheteurs :
-Distributive (Gagnants /
Perdants)
-Intégrative (Créer de la
valeur que l’on ne trouvera pas en ligne chez Amazone)
Proctolite : Merde fossilisée
5 intérêts qui sont
difficiles à dire, à exprimer :
-La reconnaissance
-Le besoin d’autonomie
-Statut
-Rôle, besoin de se sentir
utile
-Besoin d’affection
En conclusion :
1 - On a toujours le choix et
il faut se sentir libre
2 - Ne jamais en faire une
affaire personnelle
3 - Démarche graduelle à
respecter avec une hiérarchie des questions dans le règlement des conflits
4 - Se rapprocher en cas de
conflit pour remettre de l’humain et éviter ainsi de tomber dans la violence
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
jeudi 18 mai 2017
Expression 41En même temps !
Plus sérieusement cette phrase a été non seulement beaucoup reprise, par de très nombreuses personnes, et aussi, comme c'est souvent le cas d'une expression à la mode, utilisée dans des contextes très divers pour véhiculer des messages souvent, fort différents.
C'est peut être cette cristallisation de sens multiples au même moment, par un maximum de personnes qui fait l'ampleur du succès de ce type de phrase. A partir de cette hypothèse, tentons maintenant d'en décrypter quelques uns des sens principaux.
1- Le 1ier , peut-être le plus trivial renvoie à l'idée très simple de pouvoir faire plusieurs choses ... "en même temps."
Idée simple car de plus en plus explorée et pratiquée par nos contemporains, toujours pressés et donc très souvent en recherche des modes d'action les plus performatifs dans leur quotidien.
Faire toujours plus de choses "en même temps,"est devenu de plus en plus possible avec le
développement des potentialités de nos technologies embarquées. Ainsi nous pouvons désormais "en même temps" nous déplacer et communiquer, faire du sport et travailler, voyager et rester en contact, conduire et écouter de la musique et bien d'autres choses encore...
Une multiplication d'actions donc, en s'affranchissant toujours d'avantage des contraintes spatiales et dans un laps de temps, qui nous semble , lui, de plus en plus limité .
Nous sommes ainsi renvoyés à un premier paradoxe du "en même temps" ,où, plus la technologie nous offre de possibilités d'action sur notre environnement , plus le temps d'agir nous semble manqué. Ce qui bien souvent, nous conduit à vouloir accélérer nos actions (voir ici) , à stresser des dérapages temporels possibles , voire, pour certain à s' épuiser sous des formes de burn out.
2- Le deuxième sens se situe plutôt du côté de la complexité, cette façon nouvelle de regarder le monde et ses mutations, de tenter de le prendre en compte dans sa totalité, sans le réduire à quelque croyance simplificatrice et définitive . Un emprunt direct au concept d'Edgar Morin pour tenter de comprendre sans rechercher des raccourcis et des simplifications causales mais en soulignant plutôt le sens des interactions, les processus et rôles des acteurs en jeu dans les phénomènes observés.
Il s'agit pour nos contemporains d'un vrai défi à la pensée humaine que d'appréhender des phénomènes tels que la mondialisation, l'allongement de la vie, en passant par la numérisation ou le réchauffement climatique , rien que cela et tout cela "en même temps".
Ici c'est la confrontation entre penser la complexité et la communiquer qui va faire paradoxe. En effet la question est de savoir comment rendre compte de cette complexité en utilisant des modes d'expression de plus en plus courts : 140 caractères sur twitter, 25" en radio ou TV, 5 lignes dans la presse, pas toujours simple de penser et communiquer la complexité.
3- Troisième et dernier sens est celui que l'on va retrouver par le langage, notamment dans les discours politiques de ces dernières semaines. Il s'agit lors des réunions, meeting ou conférences de presse de s'adresser à des personnes très différentes, aux intérêts également différents ,voire divergents.
La plupart d'entre elles tiennent d'ailleurs à être reconnues pour leur individualité . Il n'est donc pas toujours très simple de les fédérer autour d'un même message rassembleur.
Il s'agit néanmoins de trouver les mots justes pour parler "en même temps" aux jeunes aux adultes ou aux retraités, aux citadins, rurbains ou aux habitants des campagnes.. Le "en même temps" vient désigner ici une tentative de rassembler par la parole, en taillant des phrases comme des oxymores où chacun pourra y trouver son compte sans se confronter , ni se cacher des autres.
C'est bien là , la moindre des choses en politique , que de vouloir rassembler par le discours .
Pour conclure, on ne pourra plus s'étonner qu'une telle expression qui permette "en même temps" à celui qui l'utilise , de mieux comprendre le monde qui l'entoure, d'y agir plus efficacement et de prendre la parole efficacement pour rassembler ses contemporains, connaisse un tel succès .
Un peu la phrase magique d'un super héros volant à cape bleue ou la martingale d'un jeune candidat à la présidentielle.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
jeudi 11 mai 2017
Lexique 177 : ses opinions
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 2 mai 2017
Citation 45 : Paul Vacca
"Tu peux rire tant que tu veux, ça ne changera rien. La pauvreté existe."
in Au jour le jour, Paul Vacca, Belfond 2017.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mercredi 26 avril 2017
mardi 18 avril 2017
La course au large comme modèle de l'innovation frugale
Atelier Transit city 24 mars 2017
Introduction Francois Bellanger
Pourquoi la voile ?
Le bateau qui vole est un symbole de redécouverte de la voile de ces dernières années
Le foil devient la norme , sur mer mais aussi ailleurs , il est partout copié : comme un projet projet de taxi avec foil sur la Seine.
Les voileux innovent énormément ses dernières années , qu'ont ils à nous raconter ?
Deux invités :
Yann Dollo,DGA de cdk technologies , constructeur.
Thibault Vauchel ,marin
1 Qui sommes nous ?
Cdk, PME créée il y a 30 ans par le frère Desjoyaux . Aujourd’hui 70 salariés qui se définissent comme artisans de l'extrême.
Des fabricants, une des 2 sociétés françaises les plus expertes, une des 4 européennes pour les bateaux de course au large
Palmarès 4 Vendée gagnes dont le 1ier et le dernier
Un constructeur avant tout , pas de chaînes ,ni de robot, installé à Lorient.
2 le processus d'innovation dans la course au large :
Avant : le full Gate process ,un process très structuré jalonné des points de validation go/kill
Un process adapté à l'industrie,très axé sur le risque ou à chaque gate, les chefs arbitrent en technique, finance, commerce sur le fait de continuer ou d’arrêter.
Ce type de process peut tuer n'importe quel projet car il y a toujours une bonne raison de de ne pas faire , de mieux utiliser l'euro investi.
De même il est ès couteux car il peut très bien se dérouler sur sa propre logique sans appréhender une impossibilité majeure que révèle le terrain et les hommes de terrain.
D’où la création d'une autre voie, une autre façon de penser l'innovation en testant très vite même dans des milieux à haut risque
"La culture du risque tue la capacité à innover ; vive l'innovation frugale "
3 l'écosystème innovant de la course au large : la sailing valley
L'écosystème s'est créé à partir de la volonté politique de recycler la base sous marine de Lorient et de fonds de l'Europe
Entre Quimper et Lorient se sont développées 110 entreprises, plus de 115 m€ , 1500 personnes.
Donc de très petites structures très agiles.
Aucune n'a la capacité de réaliser un bateau tout seul : tout le monde travaille ensemble et profite des innovations des autres
À l'origine des créations, il y souvent un marin qui veut aller plus vite que les autres avec sa propre structure.
Comparaison f1 couse au large
F1 : un constructeur de série, créée sa structure de course qui réalise un proto et prend un pilote
Couse au large : un marin commande son proto et les innovations finissent en série
Pas de grand constructeur dans la course au large
Il y a peu d'argent :
Budget d'un top TEAM en Vendée : 3m€
En f1 :450m€
4 Comment fabrique t-on ?
Le client a un architecte qui fait des plans, un bureau d'études
En permanence des proto uniques sont testés sur l'eau par le marin
Beaucoup de pièces à base de carbone
Ils fabriquent la matière et la pièce en même temps
Du fait de la rigueur des contrats : la traçabilités matière est de 100%
La durée moyenne de construction est de 1,5 an
5 La foil révolution : une innovation disruptive qui va au delà de la course au large
1941 : 1iers Cata foil 12 nds
1955 : Monitor 30 nds
1976 : 1ier hydroptère de Thibault et Tabarly
2009 : Hydroptère 51 nds
2012 : TEAM new zealand, nouvelle dimension
Évolution principale du foil : planche droite au départ, au foil courbe sur lequel s'appuie le bateau
Traditionnellement en voile, plus le bateau était long, plus on mettait de toile, plus on allait vite
Avec les foils, l'équation bouge ,avec les voiles rigides , ils peuvent être moins longs et raccourcissent
Peut être à terme verra t-on de nouveaux engins : une aile de Kyte, une cellule habitable et un foil
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 11 avril 2017
Citation 44 Catherine Gucher
"Si un type comme Joe, qui n'avait pas changé pendant toutes ses années, pouvait se transformer autant, alors on ne pouvait plus jurer de rien."
in Transcolorado, Catherine Gucher, Gaia 2016.
in Transcolorado, Catherine Gucher, Gaia 2016.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 4 avril 2017
APM 19 : L'entreprise libérée
Le concept d'entreprise libérée est né dans les années 2000 pour décrire « une forme organisationnelle dans laquelle les salariés sont totalement libres et responsables dans les actions qu'ils jugent bon — eux et non leur patron — d'entreprendre » (Isaac Getz)
Il s'est inscrit dans un courant 'analyse critique de l'entreprise, de la prise de conscience de la nécessité d'un changement des pratiques organisationnelles et surtout de la constatation du coût direct mais aussi indirect du contrôle,qui entraîne, notamment la démotivation du personnel. Entre concepts théoriques et intentions communicantes, les vraies expériences sur le sujet sont encore assez rares.
Stanislas Desjonquères, CEO du groupe pharmaceutique Biose , qu'il a repris familialement
il y a10 ans est venu nous exposer son expérience de conduite d'un projet "d'entreprise libérée" démarré il y a5 ans.
Biose est une groupe pharma, de 60 personnes en pleine croissance avec plusieurs sites et métiers de production et de recherche
Tout d'abord il insiste sur le fait que ce n'est pas un process mais une démarche qui passe par l'instauration de la confiance et qu'il souhaite simplement nous présenter un retour d'expérience et en aucun cas le généraliser.
1 Définir le concept d'entreprise libérée :
Pour lui le point de départ vient du dirigeant et uniquement du dirigeant car l'expérience qu'il juge positive aujourd'hui a demandé beaucoup d'efforts ,s'est construite sur des succès et des échecs également.
#Son point de départ a été de vouloir mettre en accord ses principes de foi (amour du prochain) avec son comportement ; s'aligner entre foi personnelle, entrepreneur et management de l'entreprise ; permettre à la fois de faire grandir les hommes et développer l'entreprise
La grande question : l'idée que l'on se fait de la liberté dans l'entreprise; beaucoup de fantasmes associés à cette réponse .
#Fantasmes négatifs , l'entreprise libérée ce n'est pas :
Anarchie absence de règles car elle disparaitra
Liberté je fais ce que je veux car elle ne fonctionnera plus
Révolution des productifs sur les improductifs car il faut trouver un équilibre
L'égalitarisme salariale car pas d'autogestion et un actionnaire
La transparence sur tout
Le consensus permanent, car il peut mener au plus petit dénominateur, à la facilité
Le mythe du dirigeant absent,laisser faire et tout se fera tout seul
La manipulation, faire travailler les personnes à leur insu
Un plan de maîtrise des coûts par l'écrasement de la pyramide
Un nouveau modèle en remplacement de celui de la hiérarchie (chacun doit construire son travail)
#Definir le bonheur
C'est peut être une définition du bonheur au travail à condition de définir le bonheur et le travail
Aujourd'hui conditions du bonheur sont représentées par les stars, mannequins,sportifs : gloire ,richesse , plaisir
Le problème c'est que ce n'est qu'une forme envieuse du bonheur
Une autre définition subjective du bonheur : la recherche de ce qui nous manque 1 malade, la santé , 1 autodidacte, les études, ..
On peut trouver dans la philosophie une définition plus universelle en deux dimensions :
- poser des actes transitifs, réaliser quelque chose
- poser des actes immanents: se réaliser en tant que personne
#Definir le travail :
Par 4 moments de l'acte du travail :
1/ Choix de l'œuvre -> exercer un choix
2/ Choix des moyens ->réaliser l'œuvre
3/Mise en œuvre des moyens (avec adaptation aux conditions du réel, de la mise en œuvre ,de l'objectif)
4/Contemplation du résultat >dimension spirituelle
Le travail serait ainsi une succession d'actes transitifs et immanents.
C'est en travaillant sur chacune des ces étapes , en permettant au collaborateur de vivre pleinement cette expérience complète du travail, qu'on va pouvoir "libérer l'entreprise".
Réaliser quelque chose > se réaliser en tant que personne
Compétences > Qualités
Être auteur > Faire grandir
# Les conditions d'exercice de l'autorité
L'autorité est à la croisée des deux
Laisser le pouvoir de faire => respecter l'intégrité de l'acte de travail => Autonomie
Dans la famille , quand on tond sa pelouse, fait la cuisine ,du bricolage, on est le plus souvent organisé en taches verticales et autonome a l'intérieur des tâches
Dans l'entreprise le pb c'est souvent l'inverse : on est en taches horizontales avec une faible autonomie
Les conditions d'exercice de l'autonomie : la responsabilité et la liberté par rapport à un bien commun
Le travail source de bonheur =>autorité => autonomie =>liberté et responsabilité
#L'entreprise libérée est une affirmation de l'autorité
Il doit en résulter une meilleure performance d'entreprise
C'est la personne qui est première, la performance économique est seconde, comme une conséquence vertueuse
2 La mise en œuvre du projet:
Ce n'est pas un process mais une démarche qui passe par l'instauration de la confiance
#3 principes pour construire une culture de confiance :
->L' éradication des signes extérieurs :
- d'iniquité : matériels (places de parking, ordi, tel,bureaux) , informations différenciées , barèmes de notes de frais (bière et 2ième classe)
- de défiance : triple contrôle des notes de frais, sonnerie, pointeuse, demandes d'autorisation pour des sujets anodins
->En tant que dirigeant, toujours dire qu'on s'est trompé quand c'est le cas
->S'intéresser concrètement aux personnes : leurs demander concrètement ce qui ne va pas
# Ils ont réalisé une enquête dans 4 domaines d'investigation spontanée :
Conditions de travail ,l'Organisation du travail , le Social, la Stratégie.
Ils pensaient n'avoir que quelque réponses et ont obtenu une soixantaine de doléances
Cela génère des espérances
Pour traiter les irritants ils ont confié la mission à l'équipe, et leur ont posé la question : de combien vous avez besoin ?
Spontanément des leaders apparaissent et achètent ou font par eux même en gérant leur budget.
#La hiérarchie organise des relations de pouvoir
L'entreprise libérée organise des relations d'autorité avec 4 formes d'autorité :
Compétence Coopération MissionRègle
Ça produit des meilleurs décisions car ceux qui font décident
La posture managériale : le manager est un animateur
Manager : prévoir, organiser, coordonner, commander, contrôler
Paradigme traditionnel : directif sur les personnes
En entreprise libérée : directif sur le cadre qui permet aux personnes de d'auto diriger
# Le coeur de l'expérience :
1/établir une carte des missions et des compétences
D'abord donner du sens
Réponse en terme de tâches habituellement
Il faure repartir des missions
Par exemple la compta : faire les comptes et fournir des données analytiques.
De cette carte découle un travail de tri des tâches pertinentes, importantes ou non en fonction de la mission défine
2/la mise en œuvre
3/ retour sur expérience
Ils ont fait une erreur en supprimant la ligne de managers
Ça a entraîné des pbs :
- vision partielle : ce qui est pertinent à mon niveau ne l'est pas toujours à une autre échelle
- autoritarisme : c'est moi qui fait c'est moi qui sait -> refus de toute forme d'ordre du travail
Répartition fragmentaire des tâches en fonction d'intérêts personnels (commerce en Chine)
Des tâches sont délaissées (les poubelles)
Des tâches sont attribuées dans un rapport de force avec un rapport hiérarchique facile
Par manque de temps et de compétence toutes les règles ne sont pas définies
Désengagement en se réfugiant derrière les règles et les process
Risque accru de travail invisible => les 5c. Cconmaisccommeca
L'animateur passe au crible toutes les tâches par rapport au sens de la mission et les reconstruit avec l'équipe
Comment choisir l'animateur :
Préférable d'être choisi par le groupe
Légitimité par le dirigeant
Bases du choix :
Selon qualites des personnes
Révélées par les actes posées
Qualités requises:
Sait animé une réunion
Faire des synthèses
Empathie
Culture opérationnelle dès compétences concernées
Si la carte des missions et des compétences n'est pas parfaite ça ne peut pas se faire
Laisser au maximum les personnes regèles les pbs à leur niveau
3/ Piloter et déployer la Strategie
Ne pas chercher l'alignement stratégique : top Down de la raison d'être ,vision, Strategie, opérations
Recherche de l'alignement uniquement
Mais l'agilité stratégique : vison - Strategie - opérations
La formalisation de la vision reste indispensable
C'est un acte d'entrepreneur
Elle peut être amendee par le retour de la Strategie
La Strategie elle, le développement des projets part dû terrain car ils sont au contact du reel
Le rôle du codir devient d'arbitrer les demandes de moyens du terrain (radar)
Les stratèges qui ne le sont pas à temps complet, sont des catalyseurs
Le codir est en posture de recueillir des projets stratégiques, pays de les émettre
Le catalyseur est au cœur du système : il à l'humilité de parler au terrain, de synthétiser un projet et de porter un projet
Ces profils sont rares et mêmes associés au capital
Le référentiel d'orientation est l'élément d'arbitrage qui ne bouge pas et est piloté par le dirigeant
Les Principes fondateurs du référentiel : Humilité Simplicité Altérité Faire des choix stratégique
Les projets sont passés au crible de cette grille
Tout le monde participe à l'œuvre et fait grandir les autres
Organomie: organisation pour l'autonomie
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
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