Ce gros livre paru en 1999 chez Gallimard et ressorti l'année dernière en poche chez Tel; gros par son poids bien sur, on frise les 1000 pages mais surtout pas son contenu, son retentissement dans la sociologie et la pensée critique.
15 ans après sa publication, on mesure peut être encore mieux la pertinence de la grille de lecture et les intuitions du modèle proposé par Luc Boltanski et Eve Chiapello.
Dès le prologue les auteurs nous expliquent que le projet est né au début 1995 d'un trouble commun suscité par la coexistence d'une dégradation de la situation économique et sociale d'un nombre croissant de personnes et d'un capitalisme en pleine expansion profondément réaménagé.
L'objectif que ce sont fixé les auteurs n'est pas tant de dénoncer ou proposer des solutions pour amender la situation que de comprendre l'affaiblissement de la critique et son corollaire c'est à dire le fatalisme dominant, que les changements actuels soient présentés comme des mutations inévitables mais à terme bénéfiques ou comme le résultat de contraintes systémiques aux résultats toujours plus désastreux.
L'objet est donc : les changements idéologiques qui ont accompagné les transformations récentes du capitalisme.
Une définition minimale du capitalisme : une exigence d'accumulation illimitée du capital par des moyens pacifiques.
Voici le modèle, tel que proposé de façon quasi axiomatique en fin d'ouvrage :
1L'axiomatique du modèle de changement :
11Le capitalisme a besoin d'un esprit pour engager les personnes qui sont nécessaires à la production et à la marche des affaires.
->ces personnes ne peuvent en effet mises et maintenues au travail de force
->la liberté est ontologique au capitalisme et suppose la liberté de travailler
12 L'esprit du capitalisme pour être mobilisateur doit comporter une dimension morale
->il doit offrir la possibilité aux personnes d'avoir recours à une notion de justice et à une certaine sécurité
->Le capitalisme ne pouvant trouver son fondement moral dans la logique du processus d'accumulation, doit emprunter à des forces de justification qui lui sont extérieures (nommées cités) les principes de légitimité qui lui font défaut
13 Le capitalisme pour se perpétuer a besoin à la fois de stimuler et de freiner l'insatiabilité
->il est le lieu d'une tension permanente entre la stimulation du désir d'accumulation et sa limitation par des normes correspondant aux formes que prend le désir quand il est enchâssé dans d'autres ordres de grandeur.
14L'esprit du capitalisme ne peut être ramené à une idéologie au sens d'une illusion sans effet sur les événements du monde
->Il doit dans une certaine mesure donner ce qu'il promet
->Il est sans arrêt mis à l'épreuve, l'invoquant comme un idéal, dénoncent ce qui dans la réalité échappe à la règle.
->La critique exerce des effets réels car pour résister dans l'épreuve la justification du capitalisme doit pouvoir prendre appui sur des dispositifs (règles, conventions) dont le droit est l'une des expressions
15 Le capitalisme a une tendance perpétuelle à se transformer
La recherche de nouveaux chemins de profits est une force puissante de transformation, soit qu'il s'agisse de surmonter les effets de saturation des marchés par la création de nouveaux produits ou services, soit qu'il s'agisse de restaurer des marges érodées par la concurrence en gagnant pour un certain temps un avantage sur les autres compétiteurs.
16 L'opérateur principal de création et de transformation de l'esprit du capitalisme est la critique (the voice)
->Si la critique n'est pas l'agent de changement principal, en revanche son rôle est central dans la construction de l'esprit qui , sous des formes différentes, à différentes époques, accompagne le capitalisme.
->Elle fait pression sur les épreuves identifiées de façon à les rendre plus justes en éliminant les forces parasites.
->Parce qu'elle contribue à former cet esprit, la critique est nécessaire à l'engagement des personnes dans le processus de fabrication du profit,elle est un de ses instruments de sa capacité à durer ; une alternative : soit ignorer la critique inutile, soit la récupérer.
17 Sous certaines conditions la critique peut être elle m^me un des facteurs de changement du capitalisme (et pas seulement son esprit)
18 La critique puise son énergie à des sources d'indignation.
->4 sources principale : l'exigence de libération, l'inauthenticité des personnes et des biens, l'égoïsme, la souffrance
Expressions - Impressions - Nouveaux concepts - Croyances et Incertitudes d'un Monde qui change
mercredi 23 octobre 2013
Le nouvel esprit du capitalisme (1)
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mercredi 16 octobre 2013
La lecture en silence de Saint Ambroise
« Quand il lisait, ses yeux étaient conduits à travers les pages, et son esprit en perçait le sens, mais la voix et la langue, en revanche, étaient en repos. Souvent en franchissant le seuil de sa porte, dont l’accès n’était jamais défendu, où l’on entrait sans être annoncé, nous le trouvions lisant silencieusement et jamais autrement, et nous restions assis plongés en un silence continu – qui, d’ailleurs, aurait osé être une gêne pour quelqu’un d’aussi absorbé ? »
Saint Augustin rapporte cette histoire que l'on peut dater de 384.
Elle décrit une personne lisant en silence et cela l'étonne grandement : l'écrit devient un langage spécifique et non plus la transcription de l'expression orale qu'il fut à l'origine.
Saint Augustin rapporte cette histoire que l'on peut dater de 384.
Elle décrit une personne lisant en silence et cela l'étonne grandement : l'écrit devient un langage spécifique et non plus la transcription de l'expression orale qu'il fut à l'origine.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mercredi 9 octobre 2013
La Condition numérique (2)
Notes et commentaires à partir de l'excellent livre de Bruno Patino et Jean François Fogel.
4/ La Carte et le territoire :
Internet : des centre partout, des marges nulle part.
Le territoire est aussi vaste que le monde et il se parcourt sans carte.
Bill Gates avec son système d'exploitation et Steve Job avec les ordinateurs ont permis à chaque individu de produire sa propre information , là où ils le voulaient.
C'est comparable à l'invention du courant électrique alternatif pour l'industrie : avant tout les activités de production étaient localisées là où on disposait d'énergie
Les merveilleux nuages :
connecter son ordi aux fermes de données n'est pas un changement d'échelle mais un changement de nature de l'activité. Au lieu de considérer son ordi comme un abri où il garde dans son DD images, textes, documents, on le considère comme une fenêtre ouverte sur l'espace numérique
Une poignée d'acteurs , 5 entreprises ( Google, Microsoft, Facebook, Twitter, Apple) influencent l'accès à l'information en contrôlant les principaux canaux de distribution.
La cyber guerre :
Les USA ont déclaré en juin 2009 qu'Internet était leur 5 ième théâtre d'opérations après : terre, air, mer, espace et ont créé un commandement militaire associé.
5/ L'information :
3 langages cohabitent aujourd'hui : la parole, le texte et le code
Le code :
Le code est ce qui donne à celui qui le maîtrise : une capacité à créer, l'activité du lecteur et le contenu potentiel du texte.
Le code ne flotte pas , il laisse la parole se charger du discours; il n'a pour but que l'action
La présence du code croît de plus en plus avec l'offre de de dizaines de milliers d'applications
Signifié et signifiant se fondent dans l'obtention d'un résultat sans aucune place pour le symbolique ou l'imaginaire
Rentrer dans le code
Dave Clark en 1992 : "Nous rejetons les rois, les présidents et le vote. Nous croyons au consensus et à l'exécution du code"
Une frontière s'installe sensiblement entre ceux qui connaissent le code , savent s'adresser aux machines et comprendre leurs comportements et les autres.
Maîtriser le code devient un enjeu dans de nombreux métiers
Le texte :
Avec le christianisme le codex a supplanté les rouleaux et l'Evangile a été lu page après page.
Le passage du codex au fichier a mis près de 2000 ans.
Deux décennies d'Internet couplées à l'explosion du Web ont plus changé le texte que ces 2000 ans
L'hypertexte :
Au coeur de la vie numérique , il permet de sélectionner, éditer, partager des contenus
6/ La culture et le savoir :
Sur Internet on trouve tout sauf la théorie qui explique sa pratique
La distinction entre auteur et lecteur est en train de disparaitre : a tout moment le lecteur peut écrire
La triple faculté de : publier, de lire ceux qui publient, ou de republier des tiers place chaque internaute devant une situation inédite
Le réseau transforme la relation entre le public et la création : la médiation traditionnelle par la presse ou une réputation établie est débordée par les recommandations des tiers
La quantité est devenue qualité : l'accroissement massif du nombre de participants a transformé leur mode de participation
Il n'existe plus sur Internet de distinction entre discipline artistique et culture populaire.
La hiérarchie est implacable : la culture des médias compte davantage que la culture artistique et littéraire.
Tout est posé sur le m^me plan comme affranchi du poids des savoirs et de l'histoire
La culture fait face à un vertige neuf : l'absence totale de limite à son offre.
Le flux du même :
Sur Internet le m^me est un contenu cité, copié, détourné, , diffusé de façon rapide.Le m^me est l'appréciation collective d'un contenu. Il trouve sa légitimité dans le buzz numérique
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mercredi 2 octobre 2013
La Condition numérique (1)
Notes et commentaires à partir de l'excellent livre de Bruno Patino et Jean François Fogel.
1/ L'avénement de la connexion permanente : malgré toutes les évolutions technologiques (portables, consoles, tablettes..) l'homo sapiens n'est pas encore devenu homo numericus.
Ce qui change c'est avant tout le temps de la connexion permanente toute innovation finit par être dépassée , seule la connexion demeure.
L'histoire d'un internet :c'est d'abord la construction d'un nouveau média:
- la création du 1ier navigateur Netscape pour voguer de page en page et de site en site
- la mise ne ligne du 1ier moteur de recherche efficace : Google
Puis le passage du média à l'espace social avec :
- le 23/04/2005 la 1ière vidéo mise en ligne "moi au zoo" et par la même la création de You Tube,1ière plateforme.(Jawed Karim)
- le 21/03/2006 l'envoi du 1ier Tweet avec une nouvelle techno : Twitter , un microblog envoyant des messages instantané (Jack Dorsey)
- le 26/09/2006 le réseau étudiant Facebook passe en accès libre
- le 09/01/2007 Steve Job présente l'iPhone d'Apple , un tel portable qui est aussi une plateforme de services formatés
Du Média à l'espace social :
Aucune de ces innovations n'a changé le quotidien des internautes mais leur adoption simultanée par une audience massive change internet du tout au tout:
Internet n'est plus un média, il se trouve être exactement le contraire de ce qui caractérise un média : la diffusion d'un contenu à partir d'une source unique.
Sur Internet tout récepteur est un diffuseur potentiel et les échanges massifs de recommandation l'emporte de loin sur les messages traditionnels.
La viralité sociale est devenue la dynamique d'Internet
Seul ensemble ,pourrait être l'expression de ce nouvel espace, qui appartient au champ social et interdit : l'isolement (mais pas la solitude)
L'immédiateté :
"Si nous vivons un âge de l'information, qu'est ce que nos enfants savent , que nous ne savions pas ?
La réponse c'est maintenant.Ils savent à propose de maintenant."
L'axe principal d'Internet n'est pas l'espace mais bien le temps.
Avant Internet l'expérience était une chose lente : approcher la chose , la connaître pour un jour la maîtriser. L'expérience numérique est autre : elle tient du flux, du rapport immédiat à la chose et de la sensation de ce rapport.
Showtime du spectacle occasionnel d'autrefois a été remplacé par Prime time, rdv médiatique quotidien, supplanté par le Breaking News du flux numérique
Cette soumission à l'instantané entraîne :
-> une place plus grande au choc, à la surprise , à l'émotion
-> une narration fragmentée d'ajouts successifs
-> un univers fait d'alertes, de messages, de commentaires où le désordre est actualisé en permanence
La popularité des jeux électroniques à précédé Internet et le passage de l'un à l'autre offre une continuité.
L'extension du réel :
Vouloir vivre au présent mène à une situation de pénurie : le temps manque
Tout est au bout de la connexion : du spirituel au temporel
Et des générations d'internautes ne cessent d'accentuer le phénomène :
- la G1 celle de la connexion temporaire ;gardent dans leur DD leurs données qu'ils stockent
- La G2 celle de la connexion permanente , toujours connectée; classe leurs données sur des plateformes
- La G3 celle du nuage , toujours connectée et dispose au bout de sa connexion de tous ses contenus et données privées.
Quand Internet propose d'agir sur le réel avec des réseaux sociaux , des appris, des interfaces de site, aucun doute n'est permis : c'est une extension du réel
2/ L'identité de l'internaute :
Internet écarte les repères utilisés depuis l'invention de la carte et de la pendule
C'est donc un univers social, temporel et spatial en réinvention totale que chacun se construit sa vie numérique
Une identité éclatée :
Depuis 2007 un internaute est dépassé par son ombre numérique c'est à dire que la majorité des données le concernant n'ont pas été produites par lui.
En 2010 une étude menée sur 50 sites des plus fréquentés constate que sur chaque page il est réalisé une moyenne de 10 collectes d'informations sur le visiteur.
3/ L'engagement :
Les échanges massifs ne sont pas des échanges personnels mais relèvent bien d'une activité déployée dans un espace social où les effets sont visibles de tous.
L'engagement de l'internaute n'a cessé de monter, année après année et se doit d'être de tous les instants.
Internet vit une mutation : de l'internaute individualiste des débuts à l'internaute mobilisé par son engagement dans les réseaux sociaux
Les interfaces de l'engagement :
Il se passe des canaux autrefois établi pour les relations sociales : conversation, courrier.Il va plus vite, est plus direct.
"L'essentiel du développement d'Internet depuis les années 70 s'est fait par deux caractéristiques : le fait de donner l pouvoir aux utilisateurs avec un fort niveau de contrôle ou d'autorité; la faculté offerte aux utilisateurs de développer des relations avec d'autres utilisateurs ". Jonnhy Ryan
L'internaute est à la fois le sujet et l'objet de ses actions.
Les outils et processus mis au service de l'engagement l'ont rendu si productif que pendant plusieurs années , on a surtout tenté de mesurer les relations sociales sur le réseau.
L'anthropologue Robin Dunbar qui a travaillé sur une corrélation entre les groupes sociaux et la taille du cortex (notamment chez les primates) a établi une loi pour l'homme , selon laquelle la taille moyenne d'un groupe humain engagé dans une vie sociale est à 140 individus.Même avec un coefficient d'erreurs à 100% , on est très loin des groupes relationnels créés par les réseaux sociaux.
Le passé présent :
Dans tous les groupes linguistiques étudiés il existe une convention ou le passé est derrière nous et le futur devant;
L'engagement sur Internet procède d'un effet rétro , d'un écho à ce qui a déjà été publié.
Tout le monde peut se saisir du passé d'un individu, disponible en permanence.
L'espace émotionnel :
L'apparition d'Internet coincide avec les débuts des travaux sur l'intelligence émotionnelle et ce n'est pas anodin.
Internet est un théâtre des émotions, qui a connu une réception identique à la tv : d'abord perçu comme un média émotionnel par les médias sérieux et froids de l'écrit.
Interpellé pas chaque message, l'internaute est également bombardé de messages, qui créent les conditions classiques d'un stress : une situation ou la réponse émotionnelle est le seul mode de gestion possible.
L'engagement de l'internaute n'est pas une simple impulsion électronique : en disant qu'il aime un contenu, il donne une petite part de soi;il s'expose car ce choix risque d'être déjugé par les autres.
Il met son émotion sur le marché, agissant comme un DM, qui n'oublie jamais ses clients (amis , suiveurs) , qui se sait construire sa marque en permanence et ne peut ignorer les résultats d'études de marché ( commentaires, reprises, retweets).
1/ L'avénement de la connexion permanente : malgré toutes les évolutions technologiques (portables, consoles, tablettes..) l'homo sapiens n'est pas encore devenu homo numericus.
Ce qui change c'est avant tout le temps de la connexion permanente toute innovation finit par être dépassée , seule la connexion demeure.
L'histoire d'un internet :c'est d'abord la construction d'un nouveau média:
- la création du 1ier navigateur Netscape pour voguer de page en page et de site en site
- la mise ne ligne du 1ier moteur de recherche efficace : Google
Puis le passage du média à l'espace social avec :
- le 23/04/2005 la 1ière vidéo mise en ligne "moi au zoo" et par la même la création de You Tube,1ière plateforme.(Jawed Karim)
- le 21/03/2006 l'envoi du 1ier Tweet avec une nouvelle techno : Twitter , un microblog envoyant des messages instantané (Jack Dorsey)
- le 26/09/2006 le réseau étudiant Facebook passe en accès libre
- le 09/01/2007 Steve Job présente l'iPhone d'Apple , un tel portable qui est aussi une plateforme de services formatés
Du Média à l'espace social :
Aucune de ces innovations n'a changé le quotidien des internautes mais leur adoption simultanée par une audience massive change internet du tout au tout:
Internet n'est plus un média, il se trouve être exactement le contraire de ce qui caractérise un média : la diffusion d'un contenu à partir d'une source unique.
Sur Internet tout récepteur est un diffuseur potentiel et les échanges massifs de recommandation l'emporte de loin sur les messages traditionnels.
La viralité sociale est devenue la dynamique d'Internet
Seul ensemble ,pourrait être l'expression de ce nouvel espace, qui appartient au champ social et interdit : l'isolement (mais pas la solitude)
L'immédiateté :
"Si nous vivons un âge de l'information, qu'est ce que nos enfants savent , que nous ne savions pas ?
La réponse c'est maintenant.Ils savent à propose de maintenant."
L'axe principal d'Internet n'est pas l'espace mais bien le temps.
Avant Internet l'expérience était une chose lente : approcher la chose , la connaître pour un jour la maîtriser. L'expérience numérique est autre : elle tient du flux, du rapport immédiat à la chose et de la sensation de ce rapport.
Showtime du spectacle occasionnel d'autrefois a été remplacé par Prime time, rdv médiatique quotidien, supplanté par le Breaking News du flux numérique
Cette soumission à l'instantané entraîne :
-> une place plus grande au choc, à la surprise , à l'émotion
-> une narration fragmentée d'ajouts successifs
-> un univers fait d'alertes, de messages, de commentaires où le désordre est actualisé en permanence
La popularité des jeux électroniques à précédé Internet et le passage de l'un à l'autre offre une continuité.
L'extension du réel :
Vouloir vivre au présent mène à une situation de pénurie : le temps manque
Tout est au bout de la connexion : du spirituel au temporel
Et des générations d'internautes ne cessent d'accentuer le phénomène :
- la G1 celle de la connexion temporaire ;gardent dans leur DD leurs données qu'ils stockent
- La G2 celle de la connexion permanente , toujours connectée; classe leurs données sur des plateformes
- La G3 celle du nuage , toujours connectée et dispose au bout de sa connexion de tous ses contenus et données privées.
Quand Internet propose d'agir sur le réel avec des réseaux sociaux , des appris, des interfaces de site, aucun doute n'est permis : c'est une extension du réel
2/ L'identité de l'internaute :
Internet écarte les repères utilisés depuis l'invention de la carte et de la pendule
C'est donc un univers social, temporel et spatial en réinvention totale que chacun se construit sa vie numérique
Une identité éclatée :
Depuis 2007 un internaute est dépassé par son ombre numérique c'est à dire que la majorité des données le concernant n'ont pas été produites par lui.
En 2010 une étude menée sur 50 sites des plus fréquentés constate que sur chaque page il est réalisé une moyenne de 10 collectes d'informations sur le visiteur.
3/ L'engagement :
Les échanges massifs ne sont pas des échanges personnels mais relèvent bien d'une activité déployée dans un espace social où les effets sont visibles de tous.
L'engagement de l'internaute n'a cessé de monter, année après année et se doit d'être de tous les instants.
Internet vit une mutation : de l'internaute individualiste des débuts à l'internaute mobilisé par son engagement dans les réseaux sociaux
Les interfaces de l'engagement :
Il se passe des canaux autrefois établi pour les relations sociales : conversation, courrier.Il va plus vite, est plus direct.
"L'essentiel du développement d'Internet depuis les années 70 s'est fait par deux caractéristiques : le fait de donner l pouvoir aux utilisateurs avec un fort niveau de contrôle ou d'autorité; la faculté offerte aux utilisateurs de développer des relations avec d'autres utilisateurs ". Jonnhy Ryan
L'internaute est à la fois le sujet et l'objet de ses actions.
Les outils et processus mis au service de l'engagement l'ont rendu si productif que pendant plusieurs années , on a surtout tenté de mesurer les relations sociales sur le réseau.
L'anthropologue Robin Dunbar qui a travaillé sur une corrélation entre les groupes sociaux et la taille du cortex (notamment chez les primates) a établi une loi pour l'homme , selon laquelle la taille moyenne d'un groupe humain engagé dans une vie sociale est à 140 individus.Même avec un coefficient d'erreurs à 100% , on est très loin des groupes relationnels créés par les réseaux sociaux.
Le passé présent :
Dans tous les groupes linguistiques étudiés il existe une convention ou le passé est derrière nous et le futur devant;
L'engagement sur Internet procède d'un effet rétro , d'un écho à ce qui a déjà été publié.
Tout le monde peut se saisir du passé d'un individu, disponible en permanence.
L'espace émotionnel :
L'apparition d'Internet coincide avec les débuts des travaux sur l'intelligence émotionnelle et ce n'est pas anodin.
Internet est un théâtre des émotions, qui a connu une réception identique à la tv : d'abord perçu comme un média émotionnel par les médias sérieux et froids de l'écrit.
Interpellé pas chaque message, l'internaute est également bombardé de messages, qui créent les conditions classiques d'un stress : une situation ou la réponse émotionnelle est le seul mode de gestion possible.
L'engagement de l'internaute n'est pas une simple impulsion électronique : en disant qu'il aime un contenu, il donne une petite part de soi;il s'expose car ce choix risque d'être déjugé par les autres.
Il met son émotion sur le marché, agissant comme un DM, qui n'oublie jamais ses clients (amis , suiveurs) , qui se sait construire sa marque en permanence et ne peut ignorer les résultats d'études de marché ( commentaires, reprises, retweets).
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 24 septembre 2013
Manager , qu'est ce que c'est ? Conférence d'André Compte Sponville à l'EMC 2/2
Suite de la conférence avec nouvelle photo (gratuite)
- Le désir est l'unique force motrice : Aristote
Le désir est l'essence même de l'homme
Les phrases les plus importantes à écrire à l'entrée d'une école de management
- Un dirigeant est avant tout un professionnel du désir de l'autre :
Un pro du désir du client avec le marketing; un pro du désir du salarié avec le management.
La question la plus importante est donc : qu'est ce que le désir ??
Examen de 2 théories les plus importantes : Platon et Spinoza.
Les deux sont vrais et s'opposent ce qui rend nos vies si compliquées
- Théorie de Platon: il définit le désir dans le Banquet , livre qui porte sur l'amour.
Il répond à qu'est ce que l'amour par deux formules:
- L'amour est désir
- Le désir est manque
Ce qu'on a pas, ce qu'on n'est pas , ce dont on manque voilà les objets du désir et de l'amour
Et voilà pourquoi si souvent le bonheur est manqué
Qu'est ce que le bonheur ? Avoir ce qu'on désire ; pas forcément tout mais une bonne part
Mais si on désire que ce que l'on n'a pas , par définition on n'a jamais ça que l'on désire ;et donc on n'est jamais heureux.
Quand un désir est satisfait , on n'obtient ce que l'on désirait avant , du temps ou on ne l'avait pas et donc on ne peut être heureux car on désire alors autre chose.
On n'est donc pas heureux avec Platon : le pôle du manque
Exemples :
- les études : pendant 5 ans on désire avoir un diplôme , très fortement , on travaille pour cela et aujourd'hui 25 ans plus tard , je ne peux dire que je suis heureux pcq j'ai eu çe diplôme à l'époque; ça n'a plus de sens. Le diplôme ne peut faire le bonheur que de quelqu'un qui ne l'a pas
- les managers : quand on recrute quelqu'un qui est au chômage depuis 18 mois ; on lui fait signer un cdi , le bonheur ? non car 6 mois après le travail ne lui manque plus ; il ne désire plus travailler, il désire le we , les vacances. Donc le travail ne peut faire le bonheur que d'un chômeur mais il n'a pas de travail
- l'amour : tomber amoureux c'est s'apercevoir que quelqu'un vous manque terriblement ; on entreprend alors de séduire la personne ; si ça ne marche pas le maniaque se transforme en souffrance ; si ça marche , on s'installe ensemble, partage sa vie; la personne manque de moins en moins et donc paraît de moins en moins désirable ;au fil du temps on n'est de moins en moins amoureux (ce qui ne veut pas dire qu'on ne l'aime plus); alors une seule solution donnée par Shoppenhauer : cela provoque l'ennui c.-à-d. l'absence du bonheur au lieu même de sa présence attendue : "ainsi toute notre vie oscille comme un pendule de droite à gauche , de la souffrance à l'ennui "
Souffrance du chômeur, ennui du salarié
Alain : le seul métier ou on ne s'ennuie jamais ,est celui que l'on ne fait pas
Un couple heureux n'est pas un couple ou on ne s'ennuie jamais, mais ou on ne s'ennuie moins à deux que tout seul
Ce que Platon n'explique pas dans sa théorie c'est qu'il existe parfois des couples ou des travailleurs heureux. Comment l'expliquer ?
- Théorie de Spinoza : est d'accord pour dire que l'amour est désir mais pas que le désir est manque
Le désir est puissance : puissance de jouir et jouissance en puissance
Puissance pas pouvoir
Si le désir n'était que manque notre vie serait impossible ; il nous faut bien désirer (vie sexuelle par exemple) pour vivre celle qui ne nous manque pas,qui est la.
Platon et Spinoza ne parlent pas de la même chose même si les deux sont vrais :
le manque sexuel = la frustration ce qui n'est pas la même chose que la puissance sexuelle
La fin c'est a dire le manque, Platon le confond avec la puissance de jouir de ce qui ne manque pas qui est l'appétit
La fin est une souffrance dont on peut mourir, l'appétit une puissance
Pour Spinoza donc : le désir est puissance et l'amour est joie
Donc il n'y a pas d'amour malheureux
Un couple heureux est un couple qui monte de Platon a Spinoza :quand il n'y a plus de manque, il reste la joie
- Le marketing : après quoi les clients d'une entreprise courent ? Le désir bien sur
Après quoi ?
Ce qui leur manquent ? Un marketing Platon
Ou après leur puissance, ce qui les met en joie ? Ou un marketing en partie spinoziste.
Plus facile de faire du marketing de Platon car en fait pas besoin de faire du marketing : rien de plus facile que de vendre à manger à des affamés
Exemple le plus facile : vendre au bord de la route des frites et des saucisses;les gens ont faim ,s'arrêtent , le marketing se réduit à un carton ou on marque en gros : frites, saucisses ; quand un deuxième camion s'installe et fait la même chose , un pb existe, il peut comparer . ll reviendra à celui qu'il préfère :
-> on va tous au restaurant chez Platon : parce qu'on a faim
-> on choisit son restaurant chez Spinoza: celui qui nous inspire le plus
Donc Platon a toujours raison mais partiellement seulement
Platon c'est le basique mais il faut ajouter une dose de spinozisme
- Le management : après quoi les salaries d'une entreprise courent ? Le désir bien sur
Est-ce qu'ils courent après ce qui leur manque ? Management platonicien
Ou est ce qu'ils courent pour développer leur puissance à courir ? Pour être en joie Management Spinoziste .
Tous les salaries courent chez Platon , après quelque chose qui leur manque : l'argent
Tous 100%Une partie vont passer la journée chez Shoppenhauer parce qu'ils s'ennuient
une autre partie va passer la journée chez Spinoza car ils trouvent formidables de faire leur métier dans cette boîte la , avec ces gens la .Ce sont des salaries heureux
Un salarie malheureux : court après l'argent et tombe dans l'ennui
Un salarié heureux : court apres l'argent comme tout le monde mais se réjouit de faire ce métier là
Le management est réussi quand le plus possible de salaries montent de Platon a Spinoza
Le boulot du manager est de les accompagner à créer les conditions pour monter , les salaries ne peuvent le faire tout seul
Le management est réussi quand les salaries qui ne travaillent pas par amour du travail réussissent à aimer le travail qu'ils font
Le management est réussi quand les salaries qui ne travaillent pas par plaisir , prennent plaisir à leur travail
Le management est réussi quand le salarié aime le travail qui ne manque pas ( vsc le chômeur ) , qu'il aime le travail qu'il fait
Le bon manager est celui dont les salaries aiment le travail ; comme le bon prof; pas celui qui est aimé de ses élèves ou de ses salaries
C'est pourquoi pour un dirigeant se soucier du bien être professionnel, lutter contre le mal être c'est pas un supplément, c'est le cœur de leur boulot
Le manager doit aider le salarie a trouver autre chose que l'argent qui manque , autre chose qui ne manque pas comme point d'appui pour être heureux dans son travail .
Les leviers de la motivation ? Par exemple de meilleures conditions de travail; ou une meilleure ambiance, légère chaleureuse; ou d'avantage de respect ou de reconnaissance du management; ou une meilleure utilité sociale; ou le sentiment de progresser, s'épanouir soi même d'avantage ; ou le sentiment de participer à une œuvre collective exaltante;ou le sentiment de tailler en harmonie avec ses valeurs personnelles ....
Pas a la place de l'argent mais en complément.
L'argent seul n'a jamais suffi.
- Le marketing managérial : comprendre, connaître le désir de ces salaries est au moins aussi important que le marketing client.
Ce n'est pas parceque on a les meilleurs clients qu'on a une chance de garder les meilleurs salaries
Mais c'est bien parce que on a les meilleurs salaries qu'on a une chançe de garder les meilleurs clients
Comme les salaries ne travaillent pas par devoir moral mais pour être heureux, la seule façon de garder les meilleurs, c'est de créer les conditions pour qu'ils aient le sentiment d'être plus heureux la que dans une entreprise concurrente
- À quoi reconnaît on les meilleurs salaries ? À ce qu'ils ont la possibilité de partir . Et les moins bons ? À ce qu'ils ne l'ont pas .
Pas de bol non plus pour les managers
On peut être motivé mais pas trop engagé; nécessité de distinguer la peau et la chemise
- En période de crise : il est plus facile de faire du management
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
vendredi 20 septembre 2013
Bullshit jobs ou la bureaucratisation plutôt que la libération de l'économie par les technologies
David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics a publié en pleine trêve estivale, un article très décapant dans le trimestriel Strike, intitulé : "A propos du phénomène des jobs à la con ".
De quoi s'agit il ?
Son point de départ est la vision futuriste de libération du travail que Keynes développa dans les années 30 : plus l'économie, la technique allaient se développer, plus leurs progrès allaient devenir tangibles et plus l'homme serait libéré du travail .
Il pensait même que l'on pourrait envisager une semaine de 15 heures et que la répartition du travail deviendrait un enjeu majeur pour la société.
Hors le constat de Graeber est que pratiquement un siècle plus tard, le progrès nous a essentiellement donner des raisons supplémentaires de travailler dans des métiers que même ceux qui les occupent trouvent inutiles et alors que parallèlement le chômage de masse s'est installé.
Ce qu'il dénonce c'est bien sur le développement de tous ces métiers inutiles et plus particulièrement les nuisances morales et spirituelles pour la société de leur développement.
Ce qui l'insurge c'est que personne n'en parle.
Quels sont ces bullshit jobs ?
Il les décèle dans le développement du secteur des services, des fonctions support ou services aux entreprises ( rh, qualité, management, finance , communication, qualité,..) et plus largement tous les emplois du bureau de l'employé au manager.
Aux réponses évasives également que font la plupart de ses salariés quand on leur demande de décrire leur job, de définir son utilité.
La question qu'il pose est pour beaucoup déroutante : que se passerait il si la plupart de ses jobs disparaissaient ?
Et de répondre que la plupart des gens reconnaissent cette inutilité et que :"c'est comme si on inventait des emplois sans intérêts juste pour nous tenir occupés.Et c'est ici que réside tout le mystère.Dans un système capitaliste,c'est précisément ce qui n'est pas censé arrivé."
Décapant non ?
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 17 septembre 2013
13 basculements pour 2013 (13) : La 4ième vague féministe est pornographique
Feuilleton en 13 épisodes , les 13 basculements pour 2013, librement récrit à partir de la série éponyme du Monde publiée dans son édition du 31122012.
Cette année encore dans plus de 100 villes autour du monde ont eu lieu les Slut walk, (marches des salopes) , qui ont réuni des milliers de femmes.
Ces femmes ne veulent plus qu'on les rendent responsables des agressions qu'elles subissent tout en revendiquant de porter des habits sexy.
La 1ière Slut walk a eu lieu en 2011 à Toronto à l'appel de Sonya Barnett : "J'utilise le mot salope dans un sens positif". Elle se réclame du mouvement sex positve .
Côté grand publi ce mouvement est à rapprocher du succès mondial du roman érotique 50 nuances de Grey
Côté militant de la 4ième vague de militantisme féministe qui pour rompre avec le côté vieux jeu de ses aînés revendique une pleine liberté sexuelle.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
vendredi 13 septembre 2013
Lexique 119 : changer pour changer ne suffit pas
Que l'avenir soit meilleur nous le désirons tous., mais pour qu'il le devienne, il ne suffit pas de changer pour changer, ni de prendre les postures les plus modernes pour devenir responsable de son destin.
Si un espace mérite bien le nom de lieu de mémoire c'est bien Buchenwald .Mais il est dans notre mémoire pour nous rappeler que l'avenir doit se construire en conservant notre fidélité aux valeurs que les nazis ont tenté d'immoler , faute de quoi, même si il revendique l'affranchissement des contraintes et l'épanouissement des individus, cet avenir sera menacé de déboucher sur de nouvelles turpitudes.
Robert Castel.
Si un espace mérite bien le nom de lieu de mémoire c'est bien Buchenwald .Mais il est dans notre mémoire pour nous rappeler que l'avenir doit se construire en conservant notre fidélité aux valeurs que les nazis ont tenté d'immoler , faute de quoi, même si il revendique l'affranchissement des contraintes et l'épanouissement des individus, cet avenir sera menacé de déboucher sur de nouvelles turpitudes.
Robert Castel.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mercredi 11 septembre 2013
La France 2015, 2020, 2025 (3) : La France enfin transformée
L'été est propice au farnente, mais aussi à la prise de recule ainsi qu'à à la réflexion sur le futur pour tenter de sortir un peu du quotidien et se tracer des perspectives.
Cet été trois acteurs aussi différents que le gouvernement français et les magazines Capital et Management se sont livrés au m^me exercice à quelques années près :
La France en 2015 , 2020 ou 2023.
Que nous apprennent-ils sur nos futures façons de vivre et de travailler ?
Dernier volet : comment sera le France une fois transformée ?
Où l'on découvre au passage que le sujet a déjà été traité en 2010 : on serait curieux de connaître les différences.
Alors quels bonheurs, plaisirs, bénéfices nous attendent quand la France sera enfin transformée en 2020.
Relevons les thèmes développés par Capital.
1/ L'arrivée à maturité d'une nouvelle génération d'entrepreneurs , révélés par l'économie Internet.Ces futurs Xavier Neel sont nombreux avec des business modèles naturellement internationaux et vont dynamiser notre économie
2/ Les transports plus propres, plus intelligents : du thermique à l'électrique de nombreuses solutions permettront de rouler plus propre; la voiture zéro émission; la réalité augmentée permettra de mieux voir la nuit; des capteurs nous aiderons à gérer la conduite dans les embouteillages; des avions électriques concurrenceront le train; les véhicules régleront eux- mêmes leurs factures aux péages; des navettes sans chauffeur viendront vous chercher à domicile; le smartphone se transformera en copilote.
3/ Le higtech et l'autorité métamorphosent les écoles : un tableau numérique et interactif permettra de visionner en 3D; l'enseignant ne donnera plus de cours mais accompagnera les élèves guidés par leurs outils; ; des casques individuels permettront de réviser et de faire des exercices à son rythme; des assistants robots serviront de répétiteurs avec un côté ludique pour les enfants; le port de l'uniforme sera rétabli dans certains établissements; le directeur choisira son équipe et évaluera régulièrement son travail.
4/De nouveaux métiers émergeront : vont disparaître : caissier,facteur, secrétaire, traducteur, ouvrier non qualifié, contrôleur de train; vont se développer : aide à domicile, rénovateur immobilier, ingénieur en nanotechnologie, ingénieur en IT, manager de risques, vendeur; vont éclore : économe de flux, extracteur de données, rudologue, expert en génome, régulateur thermique, créateur d'environnements virtuels
5/Des merveilles techno nous faciliteront l'existence : smartphones érotiques (!), tee shirts intelligents, lentilles de contact affichant des sms, ballon de foot bourrés de capteurs(!), l'exosquelette qui permet de soulever des charges importantes, des casques permettant de contrôler un ordi par la pensée, les tablettes et les smartphones qui se plient comme du papier, les hologrammes donnent des concerts virtuels
6/Des immeubles intelligents où on se chauffe gratuitement : des tours à énergie positive seront construites, toits engazonnés qui piègent la chaleur, verrière végétalisme, ..
7/Les imprimantes 3D révolutionneront la quotidien : comme le mac intosh en 1984, une nouvelle révolution de la production industrielle est en préparation.Beaucoup des petits objet de notre quotidien seront reproductibles à la maison.
Le futur ça se précise donc avec une jolie vision très positive pour une fois.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mercredi 4 septembre 2013
La France 2015, 2023, 2025 (2) : Comment vous bosserez ?
L'été est propice au farnente, mais aussi à la prise de recule ainsi qu'à à la réflexion sur le futur pour tenter de sortir un peu du quotidien et se tracer des perspectives.
Cet été trois acteurs aussi différents que le gouvernement français et les magazines Capital et Management se sont livrés au m^me exercice à quelques années près :
La France en 2015 , 2020 ou 2023.
Que nous apprennent-ils sur nos futures façons de vivre et de travailler ?
Comment vous bosserez en 2025 ?
Quelles seront nos futures conditions et modes de travail voilà l'axe pris par le magazine avec l'exploration de 5 thèmes .
- Les bureaux du futur
- L'ère des entreprises hub et des salariés nomades
- Portrait robot d'un salarié de demain
- Les outils high tec
- Vers la fin du salariat
- Les nouvelles pratiques business
Tout est dit ou presque à travers ces thèmes très bien traités par le magazine mais peut plus intéressante encore est la Time line qui balise l'ensemble du dossier et décrit un véritable scénario d'évolution du travail vers le futur avec deux axes : malgré le développement des technologies la crise continue et pendant ce temps là les salariés participent de plus en plus aux décisions et automatisent ou délèguent un maximum de tâches .
Ce que l'histoire ne dit pas , c'est combien il en reste des salariés!
- 2015: fin de l'open space, vive le desk sharing
- 2018 : les salariés doivent être consultés pour toute décision stratégique de l'entreprise
- 2019 : pour réduire la pollution le télétravail est imposé à raison d'une journée obligatoire par
semaine
- 2020 : la majorité des investissements se fait par crowd funding
- 2022 : abolition du mail remplacé par les réseaux sociaux
- 2023 : les équipes se font et défont en permanence
- 2024 : le culte de la vitesse a remplacé celui du secret: les entreprises partagent leurs infos stratégiques
- 2025 : innover avec moins de moyens est l'enjeu majeur et les profils créatifs les plus recherchés
- 2026 : fin des voitures de fonction au profit de moyens de transport moins polluant
- 2027 : la co création en développement devient courante pour lancer des nouveaux produits
- 2028 : les robots nous assistent au quotidien
- 2029 : pour soutenir l'économie les entreprises doivent exporter plus qu'elles importent
- 2030 : l'accès à l'entreprise ne se fait plus par badge mais par contrôle rétinien
- 2031 : les murs sont désormais intelligents et affichent les infos au gré des besoins
- 2033 : les 3/4 des participants aux réunions se font par hologramme
- 2034 : les dirigeants sont désormais élus par les salariés en fonction de leur projet
- 2035 : de nouveaux logiciels de traduction instantané permettent le dialogue entre étrangers
- 2036 : nous commandons les objets (ordo) par la pensée
- 2037 : toutes les infos sur un sujet sont intégrées en mettant simplement un casque
- 2038 : nous possédons 2 ou 3 avatars qui agissent à notre place.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
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