"Il ne savait pas que penser d'un changement aussi rapide, il n'avait d'ailleurs pas vraiment envi d'y réfléchir.Ce dont il avait envi c'était dormir ."
in Prendre les loups pour des chiens, Rivages, janvier 2017
Expressions - Impressions - Nouveaux concepts - Croyances et Incertitudes d'un Monde qui change
jeudi 2 mars 2017
Citation 41 Hervé le Corre
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mercredi 22 février 2017
Histoires de changement : le kangourou et la communication
En 1770, l'Endeavour du capitaine Cook, s'échoua sur la côte du Queensland, en Australie.Tandis que certains de ces hommes entreprenaient de réparer la bateau, Cook pris la tête d'un groupe d'exploration et rencontra des aborigènes .Un des marins désigna des animaux qui sautillaient , portant leurs petits dans des poches ventrales,et demanda à un aborigène comment on les appelait.L'autre répondit "kangourou".Dès lors Cook et ses hommes firent référence à ces animaux sous ce nom.Ils n'apprirent que plus tard que cela signifiait : "Qu'est-ce que vous avez dit?".
Citation reprise de La Tour de Babylone, Ted Chiang, Folio, 2016.
Citation reprise de La Tour de Babylone, Ted Chiang, Folio, 2016.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mercredi 15 février 2017
Expression 39 : Donner de la visibilité
"Je te demande,tu me demandes ou tu me donnes , de la ….visibilité."
L'expression n'est peut être pas nouvelle mais elle est actuellement partout employée dans les milieux professionnels.
Elle se situe en général , en référence au mode projet, où il s'agit d'accomplir à plusieurs un certain nombre de tâches pour arriver à un objectif connu et partagé.
Dans un monde du travail également de plus en plus éclaté où chacun collabore avec tous et en permanence sur plusieurs projets avec des rôles et des engagements différents, il n'est pas toujours facile de se repérer.
En l'absence de GPS, cette demande correspond à un besoin de faire le point à l'instant t, comme une réassurance également que le projet est toujours en vie et que nous sommes toujours partie prenante.
Réassurance également sur le méthodes pour parvenir à ses fins à l'heure où beaucoup de méthodes de travail sont remises en cause (hackées)
Réassurance enfin et de façon plus abstraite quant à ces quelques sujets sur lesquels précisément nous pouvons encore avoir un peu de regard ou de contrôle donc de visibilité.
A comparer avec les très nombreux sujets du monde qui nous semblent difficiles à comprendre, parceque lointains ou en pleine mutation, même si ils finissent par impacter nos existences malgré tout et pour lesquels nous manquons franchement de visibilité.
L'expression n'est peut être pas nouvelle mais elle est actuellement partout employée dans les milieux professionnels.
Elle se situe en général , en référence au mode projet, où il s'agit d'accomplir à plusieurs un certain nombre de tâches pour arriver à un objectif connu et partagé.
Dans un monde du travail également de plus en plus éclaté où chacun collabore avec tous et en permanence sur plusieurs projets avec des rôles et des engagements différents, il n'est pas toujours facile de se repérer.
En l'absence de GPS, cette demande correspond à un besoin de faire le point à l'instant t, comme une réassurance également que le projet est toujours en vie et que nous sommes toujours partie prenante.
Réassurance également sur le méthodes pour parvenir à ses fins à l'heure où beaucoup de méthodes de travail sont remises en cause (hackées)
Réassurance enfin et de façon plus abstraite quant à ces quelques sujets sur lesquels précisément nous pouvons encore avoir un peu de regard ou de contrôle donc de visibilité.
A comparer avec les très nombreux sujets du monde qui nous semblent difficiles à comprendre, parceque lointains ou en pleine mutation, même si ils finissent par impacter nos existences malgré tout et pour lesquels nous manquons franchement de visibilité.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 14 février 2017
mercredi 8 février 2017
Expression 38 : Le vivre ensemble
Ces derniers temps (et pour combien de temps encore ?) resteront largement marqués par cette succession d'attentats barbares sur notre territoire national et les très nombreuses réflexions ou interrogations qu'elle a pu susciter.
"Le vivre ensemble " est un concept qui a alors émergé (au moment de l'attentat de Charlie Hebdo, me semble t-il ), au point de devenir la pierre angulaire de tout discours politique .
Durant quelques mois de nombreux débats se sont interrogés sur les possibilités ou les conditions du "vivre ensemble". Tout ou presque relevait du fameux "vivre ensemble".
Ce qui me frappe , tout d'abord, c'est que ce concept entérine la notion de communauté , sans bien sur la nommer. Il s'agit d'établir les règles de vie entre soi, sous entendu entre les communautés et non plus au sein de la communauté nationale.
Evidemment cela nous ramène à cette citation de Martin Luther King : "Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères sinon nous allons mourir comme des idiots"pour nous rappeler qu'à l'ère de la globalisation les débats s'internationalisent et se modélisent par des formes d'exportation du soft power (vidéos, séries, films)
Deuxième remarque de la société ou plus exactement des conditions de vie en société il n'est plus question. Comme on intégrait ici un déplacement du débat ou de l'attente : du sociétal-politque au communautaire et à ses représentants?
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
jeudi 2 février 2017
Citation 40 Tanguy Viel
" … à cette heure un samedi soir tu devrais être avec une fille ou bien,
je ne sais pas dans un bar à boire des bières avec tes amis,
mais ne va pas t'occuper des choses qui ne changeront pas ta vie."
in Article 353 du code pénal ,Tanguy Viel, Minuit , janvier 2017.
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 24 janvier 2017
Lexique 173 : Le siècle
"Il faut du nouveau, il faut suivre son siècle, tout change, tout est changé."
Jean Auguste Dominique Ingres
Jean Auguste Dominique Ingres
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mercredi 18 janvier 2017
Citation 39 Tanguy Viel
"Sur aucune mer du monde, même aussi prêt d'une côte, un homme n'aime se retrouver dans l'eau tout habillé- la surprise que c'est pour le corps de changer subitement d'élément , quant l'instant d'avant le même homme aussi bien bavardait sur le banc d'un bateau, à préparer ses lignes sur le balcon arrière, et puis l'instant d'après , voilà un autre monde , lesdites d'eau salée, le froid qui engourdit et jusqu'au poids des vêtements qui empêche de nager."
Tanguy Viel
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 10 janvier 2017
Commentaires 35 : La Décadence
Un nouveau livre est publié cette semaine par Michel Onfray , son 80-90ième si on suit sa bibliographie, son 2ième simplement si l'on suit son propre raisonnement : son oeuvre personnelle aurait commencé avec Cosmos, se poursuivrait avec Décadence pour se prolonger avec un Sagesse, à venir d'ici quelques années.
Dans le sillage de Nietzsche , dont il est proche philosophiquement ,il annonce ni plus ni moins que la fin de la civilisation chrétienne : elle est advenue, elle a dominé le monde pendant deux millénaires, elle va disparaître petit à petit laissant le champ libre à l'islam.
Pour lui un seule issue : se retirer avec élégance.
On nest loin d'une théorie décliniste à la Sloterdijk, telle qu'il l'a développée dans le "Après nous le déluge" , une critique des modernes et de leur habitude du changement permanent; il s'agit plutôt d'une critique des fondements, des fondations et de leur dilution dans le monde contemporain.
- Il définit la décadence comme "le moment des craquements qui précèdent l'effondrement d'une civilisation sur elle même" .
- Les principaux symptômes de la décadence : le nihilisme (tout vaut tout et rien ne vaut plus rien) ; un égocentrisme forcené; une incapacité en terme de grande communauté ouverte avec un repli sur des communautés tribales fermées ; une domination des passions tristes en général ;un triomphe de la négativité
- Le moment clé : la fatwa contre Salman Rushdie. Face à la condamnation d'un écrivain , porteur de ses valeurs de liberté de pensée , de circulation des opinons et des idées, l'Occident est resté inerte.
- Nous sommes épuisés : "La guerre continue.Elle ne fait que commencer .Ici le 11 septembre, là le 7 janvier , ailleurs plus tard, à d'autres dates, d'autres événements du même type . l'occident ne dispose plus que de soldats salariés n'ayant pas envie de mourir pour ce que furent ses valeurs aujourd'hui mortes.Qui donnerait sa vie pour les gadgets du consumérisme , devenus objet du culte de la religion du capital ? Personne. On ne donne pas sa vie pour un i-phone."
- Vers une nouvelle civilisation déterritorialisée ? la fin des civilisations territorialisées, annonce t-elle une nouvelle civilisation planétaire et universelle qui pourrait se cristalliser sur le transhumanisme. Voilà l'hypothèse conclusive de M. Onfray. "Au regard de cette perspective le totalitarisme du XXièeme siècle passeront pour des bluettes"
Une ouverture pas vraiment optimiste !
Dans le sillage de Nietzsche , dont il est proche philosophiquement ,il annonce ni plus ni moins que la fin de la civilisation chrétienne : elle est advenue, elle a dominé le monde pendant deux millénaires, elle va disparaître petit à petit laissant le champ libre à l'islam.
Pour lui un seule issue : se retirer avec élégance.
On nest loin d'une théorie décliniste à la Sloterdijk, telle qu'il l'a développée dans le "Après nous le déluge" , une critique des modernes et de leur habitude du changement permanent; il s'agit plutôt d'une critique des fondements, des fondations et de leur dilution dans le monde contemporain.
- Il définit la décadence comme "le moment des craquements qui précèdent l'effondrement d'une civilisation sur elle même" .
- Les principaux symptômes de la décadence : le nihilisme (tout vaut tout et rien ne vaut plus rien) ; un égocentrisme forcené; une incapacité en terme de grande communauté ouverte avec un repli sur des communautés tribales fermées ; une domination des passions tristes en général ;un triomphe de la négativité
- Le moment clé : la fatwa contre Salman Rushdie. Face à la condamnation d'un écrivain , porteur de ses valeurs de liberté de pensée , de circulation des opinons et des idées, l'Occident est resté inerte.
- Nous sommes épuisés : "La guerre continue.Elle ne fait que commencer .Ici le 11 septembre, là le 7 janvier , ailleurs plus tard, à d'autres dates, d'autres événements du même type . l'occident ne dispose plus que de soldats salariés n'ayant pas envie de mourir pour ce que furent ses valeurs aujourd'hui mortes.Qui donnerait sa vie pour les gadgets du consumérisme , devenus objet du culte de la religion du capital ? Personne. On ne donne pas sa vie pour un i-phone."
- Vers une nouvelle civilisation déterritorialisée ? la fin des civilisations territorialisées, annonce t-elle une nouvelle civilisation planétaire et universelle qui pourrait se cristalliser sur le transhumanisme. Voilà l'hypothèse conclusive de M. Onfray. "Au regard de cette perspective le totalitarisme du XXièeme siècle passeront pour des bluettes"
Une ouverture pas vraiment optimiste !
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
mardi 3 janvier 2017
La publicité prospective , nouvelle tendance des grandes marques dans la pub ?
Un concept - store , certes très avancé, on annonce à terme quelques 2000 magasins, mais pas encore en phase de lancement : vous ne pourrez pas vous précipitez dès demain dans un point de vente Amazon go.
Alors quel est donc l'objectif d'Amazon, en communiquant si tôt ? Quel est le rôle de cette communication puisqu'il n'a encore rien à vendre? Ne s'agirait -il pas là d'une nouvelle tendance portée par ces nouvelles marques mondiale du numérique ?
Amazon go, qu'est ce que c'est ?
Plus de fil d'attente, ni de passage en caisse, les courses les plus fluides possibles pour les clients.
Telle est la promesse d'Amazon go.
Tout le monde le comprend très vite, en regardant la vidéo, il s'agit de la première supérette de proximité entièrement automatisé.
J'avais testé un concept comparable dans le fast food, à San Francisco il y a quelques mois. Un joli concept (qualité food, design enseigne) mais proposant une expérience client un peu ratée il fallait faire la queue comme partout pour faire sa commande (sur une tablette) et régler au terminal de CB
Bref, assez peu d'amélioration du côté "convenience client".
Amazon propose ici une expérience bien supérieure en axant tout son discours sur 2 freins majeurs et réels de la corvée des courses au supermarché : les files d'attente et le passage en caisse.
Un bénéfice client qui peut ainsi devenir un réel avantage concurrentiel et permettre au numéro un des e-commerçants de pénétrer un peu plus le marché de la distribution physique.
Rien de vraiment étonnant à cela, Amazon est ici clairement sur sont territoire d'innovation : fournir à ses clients une expérience achat la plus fluide et la moins coûteuse possible.
Cela fonctionnera t-il ? Peut -on se dispenser de tout contact humains pour acheter du frais dans un magasin de proximité ?
Ce sont là quelques unes des questions classiques liées au produit et à ses bénéfices client que posent cette vidéo.
Mais à quoi sert la publicité d'un concept qui n'existe pas encore ?
Elle pose également d'autres questions, peut être plus inattendues liées aux ... absents remarquables, au hors champ de cette vidéo ; ceux que j'appellerai les absents implicites : caissière, chef de rayons, personnel de service, toutes les personnes qui travaillent habituellement dans cet univers. Pourquoi on t-elles disparu , même si on s'en doute un peu ? Mais surtout, que sont elles devenues ?
Au delà d'un nouveau service, d'un nouvel usage, cette communication met donc en scène autre chose, un nouveau type de quotidien, de réalité sociale aux conséquences et au questionnement suggérés par ce seul effet de vide (et la satisfaction du client) .
Volontairement ou involontairement, selon qu'il s'agit d'une intention stratégique de la marque,elle vient poser une question, que ne manqueront pas de se poser les clients de la nouvelle enseigne.
Elle vient donc anticiper la question , en installant à l'avance par la pub un nouveau paradigme de consommation : plus d'attente client = plus de personnel.
Sous entendu , nous avons automatisé tout ce qui était nécessaire à votre confort .
Créée à l'origine pour vendre un produit, un service, promouvoir une marque, la publicité dépasserait donc ici sa fonction pour vendre un nouvel usage , la marque son rôle pour s'immiscer dans le futur débat sociétal.
Elle s'adresserait ainsi autant à nous, ses clients pour tester ses concepts innovant commerciales, qu'à nous citoyens pour tester de nouveaux paradigmes sociaux -anthropo -politiques.
Parce qu'elle se doute que ces innovation contiennent les germes de véritable rupture sociétale, elle tente aujourd'hui par cette communication, de gagner des supporters, futurs soutiens des débats de demain.
Une démarche certes coûteuse, mais certainement beaucoup moins que de lancer des centaines de magasins pour faire machine arrière.
Une démarche surtout très ambitieuse car elle peut aider à ouvrir des marchés , beaucoup plus fructueux qu'un business classique, si elle arrive en parallèle à lever les freins .
C'est avec ce type de stratégie qu' Uber à réussi à convaincre les populations de l'intérêt du VTC et qu'il espère parvenir à imposer demain la voiture sans chauffeur
En ce sens cette publicité est donc prospective puisqu'elle tente concrétiser la réalisation de scénarios du futur imaginés par les équipes d'Amazon.
Comment fonctionne la publicité prospective ?
Elles en ont le pouvoir (d'idéation, de réalisation) et aussi les moyens ( convaincre, médiatiser)
Il s'agit donc bien là dans une démarche prospective (d'où publicité prospective) d'associer nouveaux produits et remise en question de nos comportements quotidiens ou de nos modes d'organisation sociétales.
La publicité prospective est peut être même en train de de venir un genre à part entière pour les grosses marques de ce début de siècle, puisque l'on voit depuis plusieurs années des Google (voiture), Nike (voiture), Amazon (drone) , Uber (voiture sans chauffeur) .. s'y essayer.
Dans les publicités du genre les plus innovantes et les plus réussies, on peut voir la combinaison de trois éléments indissociables pour tenter de construire une nouvelle réalité, leur futur terrain de jeu :
- un nouveau paradigme à faire passer dans notre quotidien : demain les drônes seront nos livreurs, les voitures seront sans chauffeurs , les supermarchés sans personnel
- un tabou à faire sauter : la compagnie des robots, l'accommodement aux drones, l'absence de contact humain
- un nouveau besoin , service à imposer.
Et nous savons que les cartons de ces "majors" sont encore très pleins : voyage sur mars, colonisation de l'espace, immortalité, trans humanisme...
Ps: la nouvelle vient de tomber sous forme de démenti le 09/12 : Amazon n'aurait pas l'intention d'ouvrir de magasin dans l'immédiat . Communication prospective vous dis-je !
Publié par La Compagnie du changement
Pascal Guibert, Coaching dirigeants
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