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mercredi 17 septembre 2025

La fin du monde ? Mais de quelle fin du monde a-t-on peur ?

 Risque climatique, effondrement économique, guerre nucléaire : les scénarios d'apocalypse ne manquent pas.

D'après un article de Grand Continent* , les grandes menaces n'ont jamais été aussi fortement  perçues dans le monde entier . Voici quelques exemples 

# La Guerre mondiale 

Elle se rapproche pour près de 50% des français et américains alors qu'allemands et britanniques la juge moins probable. 


# La guerre nucléaire




Le ressenti de l'imminence d'une possible guerre nucléaire n'a jamais été aussi proche . 


# L'importance de ressenti des menaces par pays 







A noter pour chaque pays une hiérarchie des perceptions les plus sensibles  en corrélation avec des événements passés récents ou actuels.

Scores > 80%

Désinformation : France , Pologne , Allemagne, Brésil, Corée du sud

Economie mondiale : Grèce, Japon , Kenya

Terrorisme : France, Indonésie, Nigéria, Kenya, Israël, Turquie

Changement climatique : Argentine


Le changement climatique a le score médian le plus bas . Rdv dans quinze ans !


* De Quelles fins du monde at-on peur . Le Garand Continent septembre 2025

mardi 27 avril 2021

Lexique 269 : Les plus grands écrivains

 

Le plus grands écrivains n'ont pas changé le monde, mais ils sont devenus des remparts contre le monde.

"Entretien Colum Mac Cann avec François Busnel in revue América n°16, février 2021"

jeudi 28 janvier 2021

Citation 122 : Harmut Rosa


 "La pandémie comme Auchwittz sont les indicateurs d'un mauvais rapport au monde dans la modernité. Reconstruire c'est changer , définir à côté de la modernité un autre rapport au monde plus uniquement fondé sur des notions de vitesse et de performance."                                                                                       Harmut Rosa, France Culture 28 janvier 2021

samedi 18 avril 2020

Temps de crise 24 : C19 1ères et futures contagions

"Les 1ères contagions sont apparues au néolithique , vers 10000 à 8000 ans avant JC, en Mésopotamie, inférieure, lorsque l'on a construit les 1ères villes.On a ainsi offerts de nouveaux habitats aux animaux commensaux de l'homme.Pour nourrir les villes, il a fallu développer l'agriculture et élevage en capturant des animaux sauvages créant ainsi les conditions de proximité pour le passage vers l'humain de virus et de bactéries présents chez ces animaux ou abrités dans les sols ou les plantes et leurs systèmes racinaires.
La déforestation majeure favorise en zone périurbaine la création de gites pour les pico organismes présents dans l'eau. Des élevages de poulets ou de porcs y jouxtent des grans domaines forestiers tropicaux, rendant possible la transmission de l'animal à l'humain.
Cette épidémie est terrible, mais d'autres demain , pourraient être bien plus létales;Il s'agit d'un coup de semonce qui peut être une chance si nous savons réagir.
En revanche si nous ne changeons pas nos modes de vie et nos organisations, nous subirons de nouveaux épisodes, avec des monstres autrement plus violents que ce coronavirus."
Interview de Jean François Guégan par Claire Legros in Le Monde, samedi 18 avril 2020

lundi 13 avril 2020

Temps de crise 26 : C19 et Peurs

"Je n'ai pas peur de tomber malade.De quoi alors ?De tous ce que la contagion risque de changer.De découvrir que échafaudage de la civilisation que je connais est un château de cartes.J'ai peur de la table rase mais aussi de son contraire : que la peur passe en vain sans laisser de trace derrière elle."
Paolo Giordano in Contagions Le Seuil 2020.

jeudi 16 janvier 2020

Collapsologie historique


samedi 9 février 2019

L'impensé n'est pas forcément impensable : la crise des gilets jaunes

Un excellent article de Jean Claude Guillebaud dans La Vie, sur ce phénomène impensé, au sens où il a surpris tout  le monde, mais pas impensable au sens où il reste à penser par les intellectuels pour en extraire tout son sens et significations.

vendredi 24 juin 2016

Nouvelle menace : Brexit


mercredi 23 avril 2014

Changement d'opinion, changement de ...

Un changement très intéressant et pas toujours relevé est celui de l'opinion française au sujet de la mondialisation:
En 2007 ils sont 54% à estimer que la mondialisation profite "essentiellement aux pays développés comme les usa, la France mais pas aux pays en voie de développement.
En 2012 aux même questions du CSA, ils ne sont plus que 12 %à penser que la mondialisation profite
aux pays "anciennement développés" et 13% qu'elle profite à tout le monde.
29% vont même jusqu'à penser que dans 50 ans l'économie française sera à un niveau inférieur de celle de pays émergents comme le Mexique, la Thailande, le Nigéria.

C'est certain l'opinion des français sur ce thème a changé d'avis : tout se passe comme si les effets de la crise avait généré un éprise de conscience sur la situation des pays développés .
Elle  se projette négativement dans le futur, ce qui n'est pas sans conséquence sur notre façon de vivre et d'appréhender l'avenir.
La sensation de ne plus être maître de son destin génère du stress,
Celle de ne plus avoir un futur en ligne avec notre passé un sentiment bien connu de déclassement
Bonjour l'ambiance!

mercredi 7 décembre 2011

Le risque de surreprésentation de la catastrophe


«Il faut trouver l’équilibre entre l’image et le récit»

Texte publié par le journal la Croix en août 2011

« La catastrophe vient réduire à néant un être dans son entier, vient le renverser dans son existence même. Confronté à l’absence de sens du désastre, l’individu peut être sidéré et entraîné vers une forme de nihilisme. D’un autre côté, l’événement tragique peut redonner un sens à la chose qu’elle a détruite en totalité, de la même façon qu’on comprend la liberté quand on l’a perdue. Mais quand il y a excès de sens, la catastrophe peut être manipulée pour construire des identités mythologiques.

D’où l’importance de la représentation de la catastrophe. C’est le souci du romancier hongrois Imre Kertesz : l’œuvre d’art ne peut pas sublimer le désastre, encore moins l’abolir. Mais, ajoute-t-il, la seule réponse à la catastrophe est la création artistique la plus aboutie et la plus belle. La catastrophe appelle l’expression. S’exprimer est un devoir éthique car c’est une forme de résistance à l’événement qui va permettre à l’humanité de prendre en charge les choses.

Le risque de surreprésentation de la catastrophe est structurel mais il est plus grand aujourd’hui qu’auparavant car les moyens de reproduction et de diffusion de l’image sont démultipliés. Artistes, journalistes et politiques doivent trouver le bon équilibre entre l’image et le récit, l’événement et le sens. S’ils ne le font pas, l’image sera un pur traumatisme. S’ils le font de manière excessive, l’image va être noyée dans le récit.

À l’inverse, la sous-représentation est un risque aussi grand. Lors de massacres de masse, les bourreaux cachent les images. Ils savent que le récit ne suffira pas parce qu’il faut avoir vu le désastre pour le croire. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut forcément montrer les victimes : il y a des formes de pudeur qui ne sont pas du déni. De très grands récits sur les camps de concentration ne passent pas forcément par l’exhibition des corps. Lors du séisme au Japon, très peu d’images de victimes ont été montrées mais les images du tsunami ou de l’explosion de Fukushima étaient très fortes : il n’y a pas eu déni. »

Frédéric Worms (philosophe)

mardi 5 juillet 2011

Le risque systémique : passage de la physique qualitative à la physique quantitative


Comment décrire le risque systémique ? comment répondre à ceux qui continuent nier ou à ne pas croire (ils savent mais n'y croient pas dit Jean Pierre Dupuy) aux risques climatiques, écologique, nucléaire, épidémiologique, économique ...??
Nous manquons de représentation, d'un concept symétrique à la complexité :lorsqu'un système produit des interactions de plus en plus nombreuses, il y a risque ,non plus de surchauffe mais de passage à un autre état.
C'est précisément ce que décrit ce passage du quantitatif au qualitatif : cesser de mesurer pour observer le passage d'un état à l'autre.
Prenons par exemple la machine à vapeur : selon le physique quantitative il n'est pas nécessaire qu'elle possède une soupape de sureté; rien ne signale dans la représentation modélisée de la machine qu'elle puisse exploser.
C'est la même chose en économie "nous avons construit des modèles où rien n'indique que l machine puisse exploser "
D'après F.Jorion La Capitalisme à l'agonie.Fayard 2011

lundi 4 octobre 2010

Nouvelles menaces (9) : La mondialisation

Entendu ce jour sur France Culture par la voix de Jean Louis Bourlange dans l'émission l'Esprit public
"Le problème de la mondialisation dans nos pays c'est qu'elle fait fuir les plus riches et attire les plus pauvres" .
- Elle fait fuir les plus riches en leur promettant des rendement du capital bien supérieur dans les économies émergentes que dans notre propre économie à faible croissance,
- Elle attire les plus pauvres car les avantages liés à l'état de droit , le niveau de vie moyen et l'état Providence restent très attractifs pour la plupart des peuples de la planète.

dimanche 28 mars 2010

Les nouvelles menaces (8) : ET SI DANS UN MONDE QUI A FAIM, LES VILLES DEVENAIENT DES FERMES ?




Et si l'explosion démographique faisait de la faim un fléau mondial permanent ?

Et si les futurs défis agricoles obligeaient les villes à se repenser entièrement ?

Et si l'agriculture faisait un retour en force dans les mégalopoles ?

Et si on était à l'aube d'une nouvelle révolution urbaine ?

Et si l'idée de fermes verticales n'étaient que de gadgets pour pays riches ?

Bref, et si on prenait un peu de temps pour essayer de comprendre comment les défis démographiques et alimentaires du XXI° siècle pouvaient redessiner nos villes demain ?

Après une évolution du rapport ville /campagne marqué par 3phases : la campagne autour de la ville (XVième), puis des parcs dans la ville (XIXième) va t-on vers la ville et la campagne partout ou entremêlées ?

Voilà quelques unes des questions posées lors du denier atelier débat de transit-city du 26 mars dernier à Michel Griffon, agronome, économiste, conseiller pour le développement durable au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) et Directeur général adjoint de l'Agence Nationale de la Recherche.


1-La géopolitique de l'alimentation :

- La terre a l'air immense et pouvoir nourrir tout le monde et pourtant : une grande bande désertique non fertile s'étend du nord est du Brésil à l'Australie en passant par le Maghreb, le Moyen Orient,la Chine. Quand on enlève: déserts, océans, zones froides la part de zones cultivables est étriquée.Par ailleurs la biosphère est entièrement occupée hormis le bassin du Congo et les iles indonésiennes très fertiles et sous peuplées.

- La théorie Malthusienne besoins/production est bien connue :la population et ses besoins augmentent de manière exponentielle pendant que la capacité de production augmente de façon arithmétique et créent ainsi les conditions de catastrophe démographiques à moins d'éviter la population de croître. Quand la population est supérieure aux moyens de production il y a décrochage et risque d'émeutes de la faim; il y a aussi recours à l'invention pour produire plus.Quand c'est l'inverse , cas de la France depuis 50 ans , il y a surproduction et prospérité alimentaire.Il y a aussi absence de remise en question du modèle d'agriculture chimique intensive, la Pac en l'occurrence .

- un peu de prospective : si l'Inde , l'Afrique subsaharienne et la Chine sont les moteurs de croissance démographique ils seront nourris en 2050 par le Brésil et l'Argentine, peut être la Russie.

- la géopolitique alimentaire va être influencée par le géoclimat et risque de déstabiliser chacun des continents : le réchauffement climatique risque de fortement bousculé les zones de production : le Brésil gros exportateur risque de devenir importateur, L'Inde et l'Australie seront de plus en plus exposés aux sécheresses; l'Europe risque de devenir importatrice; la Chine va se couper en deux ( nord fertile et sud désertique)

2- Les menaces actuelles :

- Il existe une règle de la viande dans les régimes alimentaire : plus on est riche, plus on consomme de viande dans son régime alimentaire.Le couscous royal, la choucroute royale, le best of de leur culture ont plus de viande..donc l'augmentation de la classe moyenne partout dans le monde entraine une augmentation de de consommation de viande ...donc une augmentation des surfaces agricoles nécessaires à la nourriture des animaux et donc la déforestation s'intensifie.

- La déforestation est perte de biodiversité, et donc perte d'une part de patrimoine génétique contenu depuis leur origine.

- L'augmentation du prix de l'énergie accentue doublement le phénomène, par la création d'une concurrence dans l'utilisation des terres entre production à destination énergétique et production à destination agricole; par la sélection de de techniques agricoles moins consommatrices d'énergie ( ainsi la labour risque de disparaitre ; si il disparait risque de retour des mauvaises herbes et donc baisse des rendements).

Exemple de la crise de la Totilla au Mexique en raison d'une baisse d'importation de maïs provoquée par une production tournée vers l'énergie des terres américaines.

- L'augmentation du prix des engrais : les engrais azotés, très utilisés, le sont par traitement énergétique très couteux; les engrais phosphatés contiennent des phosphates de plus en plus rares.

3- L'équation du futur :

- Nourrir le monde demande de

- produire plus

- en assurant de l'emploi ( pauvreté agricole créée par la mondialisation)

- à faible coût ( les texans ne vont pas nourrir le monde)

- en limitant les surfaces ( maintenir la biodiversité)

-donc en accroissant les rendements

-en économisant l'eau

- sans polluer

-en sécurisant les échanges mondiaux alimentaires

Pour une agriculture d'écologie intensive.

Tous les gouvernements ont peur d'un engrenage menant aux émeutes donc ils garantissent des prix bas aux populations urbaines , ce qui paupérise les paysans, ce qui les empêchent d'innover pour augmenter les rendements.

4- Les issues possibles :

- Réduire la consommation de viande en particulier : ça va se faire car à 140kg de viande par an le risque cardiovasculaire est entier; donc les politiques de santé publique vont s'en charger de plus en plus.

- Les biocarburants : il faudrait 2 biosphères pour en produire suffisamment

- Les ogm : pas le coeur du débat car ce n'est qu'une partie et faible du problème; sans eau , ni sol pas d'agriculture possible

- Des solutions futuristes :

Exemple de reconstitution de la forêt par une agriculture nourricière intensive et de main d'oeuvre

Exemple du remplacement du tracteur pour le labour par des systèmes d'aération de la terre.

Produire plus sous de nouvelles contrainte amène à une vision aménagiste de l'espace

Rapprocher populations et agriculture demande de sortir du chimique aujourd'hui beaucoup trop dangereux pour leur santé.

La pêche n'a jamais dépassé les 100 millions de T de production dans le monde (1,9 milliard de production céréalière)

Il y a plusieurs centaine de millions de virus ( adn) par cm3 d'eau de mer dont on ne connait pas l'utilité.

- Le développement durable :

Le problème n'est pas d'y aller ou pas, on y est mais de ne pas avoir suffisamment ni le temps , ni les moyens financiers ( l'épargne) pour y aller.La difficulté de faire accepter un effort .

- Comment suivre ces évolutions très complexes ? on ne peut pas tout suivre on peut lister les scénarios catastrophes et leurs indicateurs; suivre les signaux faibles à la lumière de ses scénarios.